Blade Runner: Complete Collector’s Edition (Blu-ray) - Region A (Disponible chez Amazon.ca)
Blade Runner: Complete Collector’s Edition (HD DVD) (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 9/10 - Auteur: Stéphane
NOTE: Hormis le format vidéo, les deux coffrets ont exactement le même contenu. Toutefois, c’est le coffret Blu-ray qui a été ici visionné.

Il y a de ces films qui parfois, même si on les apprécie vraiment, il suffit qu’on les voit une fois ou deux pour avoir déjà l’impression d’en avoir fait le tour. C’est beau, c’est bon, mais c’est vite consommé. Par contre, il y a en d’autres qu’on a beau avoir vu et revu plusieurs fois, il y a toujours de nouveaux détails qui attirent notre attention et qui peuvent parfois provoquer de nouveaux questionnements sur son histoire. « Blade Runner » tombe tout à fait dans cette dernière catégorie. On est d’abord séduit par la beauté de son style et par cet univers très riche en détail visuel, mais c’est finalement son scénario qui nous donne le goût d’y revenir. Avec les années, il est devenu le film culte par excellence et les différences entre les nombreuses versions existantes de ce film font maintenant l’objet de grandes discussions. Voulant vraiment faire plaisir aux admirateurs de ce film, Warner a donc décidé de réunir les cinq (!) versions de ce film dans un coffret intitulé « Blade Runner Five-disc Complete Collector’s Edition ». Cette nouvelle édition en haute définition (en version blu-ray pour cette critique) ne contient pas seulement les cinq versions du film, mais elle offre en plus, un bon livret et une incroyable quantité de suppléments qui risquent grandement de ravir tous les amateurs de « Blade Runner ».
Basé sur un roman de Philip K. Dick (« Do Androids Dream of Electric Sheep ? »), « Blade Runner » se situe à Los Angeles en 2019 et nous raconte l’histoire de Rick Deckard (Harrison Ford, « Indiana Jones »), un policier dont le travail est de traquer et d’éliminer les « répliquants ». Ces répliquants, ce sont des êtres vivants qui ont été créés artificiellement par manipulation génétique et qui ont été conçus dans le but de faire des travaux jugés dangereux ou dégradants pour l’homme. Ils sont physiquement plus forts que les humains, mais du côté émotionnel, ils sont également plus immatures et imprévisibles. Avec les années, ils ont réussi à développer leurs propres émotions, créant ainsi des problèmes à leurs propriétaires se concluant souvent par de la rébellion et, dans le but d’éviter ces problèmes, on a introduit dans leur code génétique, une limite de « vie » de quatre ans.
La présence sur Terre de ces répliquants est strictement défendue et donc, on les utilise seulement dans les colonies lointaines. Voyant leur limite de vie qui arrive à terme bientôt, quatre répliquants de dernière génération vont se révolter et ils vont se rendre sur Terre, dans le but de retrouver leur créateur. Il s’agit de Roy Batty (Rutger Hauer), leur chef, et puis Pris (Daryl Hannah), Leon (Brion James) et Zhora (Joanna Cassidy). Ces répliquants sont considérés comme très dangereux et Rick Deckard, aidé par un autre policier au nom de Gaff (Edward James Elmos, « Battlestar Galactica »), devra donc les retrouver et les éliminer le plus rapidement possible.
Pour l’aider dans son travail, on va envoyer Deckard chez Tyrell Corporation, dont le propriétaire n’est nul autre que Eldon Tyrell (Joe Turkel), le « créateur » des répliquants. Il va y faire la rencontre de Rachael (Sean Young, « Dune »), la nièce de Tyrell, dont l’envoutante beauté va immédiatement le séduire. À sa grande surprise, il va finir par conclure, après un test de routine, que Rachael est en réalité un répliquant, ce qu’elle ignore elle-même. Tyrell lui expliquera que Rachael est l’un des derniers prototypes, créé expressément dans le but de régler le problème des émotions chez les répliquants. En créant une « base » sous forme d’implants mémoriels, les répliquants ont l’impression d’avoir du vécu et ils peuvent maintenant appuyer leurs émotions sur quelque chose de tangible, un peu comme le font les êtres humains. Rachael, qui commence à se douter de sa vraie nature, finira par s’enfuir de Tyrell Corporation et Deckard, qui a de plus en plus de remords à faire son boulot, voit arriver d’un bien mauvais œil le jour où il devra peut-être avoir à éliminer Rachael.
Les livres de l’auteur Philip Kindred Dick ont nettement la cote chez les producteurs d’Hollywood, car après « Blade Runner », il y a eu plusieurs autres adaptations de ces romans comme, par exemple, « Total Recall », « Minority Report » et « Paycheck ». Ils ont tous en commun un profond questionnement sur différent sujet, par exemple : qu’est-ce que la réalité? Sommes-nous tellement différents d’une forme de vie artificielle? Un être vivant créé artificiellement, avec des implants mémoriels, n’aurait-il pas autant le droit de vivre que n’importe quel être humain? « Blade Runner » est de loin la meilleure adaptation à ce jour d’un roman de Philip K. Dick et ce genre de questionnement n’aura jamais été aussi bien rendu à l’écran que dans ce film.
Curieusement, « Blade Runner » n’a pas eu tellement de succès à sa sortie en salle. Pour bien comprendre, il faut se replacer au début des années 1980. Les films à gros budgets comme « Star Wars », « Close Encounters of the Third Kind » et « Raiders of the Lost Ark » venaient de sortir et on concluait donc qu’un film de science-fiction avait bien du potentiel pour attirer des foules. Ridley Scott, le réalisateur de « Blade Runner », venait de faire « Alien » qui avait également connu un bon succès et, de plus, Harrison Ford était devenu, suite à « Star Wars » et « Indiana Jones », un acteur très populaire. On s’attendait donc à un film de science-fiction à large public, qui se passait dans un futur esthétiquement parfait, où le héros en sort visiblement vainqueur à la fin. On s’est plutôt retrouvé avec un film noir, semblable aux films policiers des années 1950, qui dépeignait une vision très pessimiste du futur et qui avait un scénario plutôt complexe et empreint de questionnements philosophiques, sans nécessairement y répondre clairement. Les qualités artistiques du film ont été acclamées de toute part, mais cela a pris quelques années avant que ce genre de scénario soit finalement bien accepté du public. Aujourd’hui, ce film de 25 ans a très bien vieilli et il est considéré comme l’un des films de science-fiction les plus marquants de l’histoire du cinéma. Il a un rythme bien différent de ceux d’aujourd’hui, et bien qu’il contienne d’excellentes scènes d’action, ce sont souvent ses petites scènes avec peu d’action qui sont plus révélatrices et importantes pour l’histoire.
L’ambiance dans « Blade Runner » joue également un rôle primordial. Tout d’abord, il y a l’envoutante musique de Vangelis (« Chariots of Fire ») qui nous captive dès la première écoute, mais il y a également cette vision du futur, inventée en grande partie par Syd Mead, qui représente un Los Angeles peu invitant, mais également bien plus réaliste des grandes villes polluées d’aujourd’hui, avec son étonnant mélange des races. L’incroyable cinématographie Jordan Cronenweth est également un vrai régal pour l’oeil (la majorité des plans sont de véritables cartes postales), mais il ne faut pas oublier les effets visuels qui ont été conçus par l’équipe de Douglas Trumbull, et ce, avant l’infographie qui en était à ses premiers balbutiements à l’époque, et qui sont saisissants et très bien rendus dans cette nouvelle édition en haute définition. Dernièrement, il ne faudrait certainement pas oublier la réalisation extrêmement efficace de Ridley Scott (« Gladiator »), qui malgré les restrictions de budget, a su diriger tout ça d’une main de maître.
En tout, il y a eu cinq versions de « Blade Runner ». Il y a la version officielle, sortie en salle aux États-Unis en 1982 et qui dure 117 minutes. Il y a également eu une version internationale, qui avait légèrement moins de censure. Au début des années 1990, une copie de travail (la version « WorkPrint ») de 110 minutes s’est retrouvée présentée dans certaines salles et cette version a fait bien jaser, car, bien que visuellement imparfaite, elle contenait beaucoup de scènes alternatives et du contenu jamais vu jusqu’à présent. Plusieurs discussions sur le contenu de cette dernière version ont d’ailleurs amené les producteurs à créer une version « Director’s cut (1992) », bien que, ironiquement, Ridley Scott y a bien peu participé. Cette version a marqué le début d’une nouvelle ère pour « Blade Runner » pendant laquelle le film s’est fait beaucoup de nouveaux adeptes. Finalement, il y a eu « The Final Cut », la véritable édition définitive de ce film, dont la création pour ce coffret a été supervisée par Ridley Scott lui-même et qui a même demandé le tournage de quelques brèves scènes, dans le but de corriger quelques défauts ici et là.
Vidéo: Les cinq versions de « Blade Runner » ont toutes été retouchées pour aller chercher le maximum de qualité selon leur source. On a donc droit à une image en format 16:9 et avec un ratio de 2.40:1 qui est d’excellente qualité. Il n’y a que la version « WorkPrint » qui utilise un ratio légèrement différent (2.20:1).
- Le premier disque du coffret contient la version « The Final Cut (2007) ». Personnellement, j’aurai préféré qu’on utilise un blu-ray double-couche pour cette version, car la compression se fait un peu sentir dans certaines scènes avec beaucoup d’action et de brouillard, mais c’est à peine perceptible. De manière générale, la qualité de l’encodage est excellente et rivalise facilement avec celle des films d’aujourd’hui.
- Le troisième disque du coffret, lui, contient les versions « U.S. Theatrical Cut (1982) », « International Theatrical Cut (1982) » et « Director’s Cut (1992) ». En utilisant le principe des branchements imperceptibles, les trois films sont réunis dans un même fichier sur le disque, épargnant ainsi beaucoup d’espace. Si je compare la version « Director’s Cut (1992) » avec son équivalent en DVD, la différence de qualité est renversante.
- Le cinquième disque du coffret contient, lui, la version « WorkPrint ». La qualité générale est un peu moins bonne sur cette version, mais cela n’a rien à voir avec l’encodage, car c’est plutôt relié à la qualité de la source même, qui n’a pas été pensée pour être diffusée au grand public.
Audio: - Pour la version « The Final Cut (2007) », on a droit à trois pistes audio. Il y a en deux en anglais (Dolby True HD 5.1 et Dolby Digital 5.1) et une en français (Dolby Digital 5.1). La qualité de ces trois pistes est excellente. Étant donné que la piste sonore a été retravaillée, les effets ambiophoniques sont bien rendus et la musique de Vangelis est d’une étonnante clarté. Il y a également des sous-titres qui sont offerts en anglais, français, espagnol, chinois, japonais, coréen et portugais.
- Pour les versions « U.S. Theatrical Cut (1982) », « International Theatrical Cut (1982) » et « Director’s Cut (1992) », il y a également trois pistes audio : Une en anglais Dolby Digital 5.1, une en anglais Dolby Digital 2.0 et une en français Dolby Digital 2.0. Fait à noter, la version « Director’s Cut (1992) » utilise une piste française traduite au Québec qui avait été créée pour la version en DVD. Les sous-titres sont présents en anglais, en français et en espagnol.
- Pour la version « WorkPrint », il n’y a qu’une seule piste audio en anglais Dolby Digital 5.1, ce qui est bien normal pour une copie de travail. De plus, la musique de Vangelis n’est pas encore complétée pour certains passages et donc, on a droit à de la musique temporaire qui provient de différents films de Jerry Goldsmith. Cela fait bien étrange de voir des scènes que l’on connaît bien avec des extraits de la musique du film « Planet of the Apes » comme fond musical. Les sous-titres existent également en anglais, en français et en espagnol.
Suppléments: Il y a une grande quantité de suppléments dans ce coffret. Malheureusement, ils ne sont pas du tout offerts en HD. Ils sont tout de même tous en format 16:9 optimisé pour un téléviseur panoramique, mais cela demeure quand même un peu décevant. D’ailleurs, les disques nº 2 et nº 4 ne sont que de simples DVD, ce qui est également un peu surprenant.
- Pour les cinq versions du film, il y a une introduction de Ridley Scott (SD, 1 min) qui nous explique la provenance des différentes versions. C’est offert qu’en anglais, sans sous-titre.
- Disque nº 1 : Pour la version définitive de ce film, on y a ajouté trois (!) pistes de commentaire. La première nous provient de Ridley Scott lui-même. Plus philosophe qu’à l’accoutumée, il ne nous donne pas tellement de détails inconnus sur le film, mais sa connaissance du sujet est visiblement très grande. La deuxième piste nous provient du scénariste/producteur Hampton Fancher, du scénariste David Peoples et des producteurs Michael Deeley et Katherine Haber. Le commentaire des deux scénaristes est vraiment très intéressant, surtout en pensant au fait qu’il y a eu beaucoup de changements qui ont été effectués sur le scénario. La troisième piste de commentaire nous provient de différents artisans. Il y a le concepteur futuriste Syd Mead, le concepteur de la production Lawrence G. Paull, le directeur artistique David Snyder et l’équipe des effets spéciaux avec Douglas Trumbull, Richard Yuricich et David Dryer. Je dois admettre que c’est bien difficile d’identifier tout le monde, vu qu’il n’y a pas le moindre sous-titre avec les commentaires. Par contre, cette piste est riche en détail de toutes sortes.
- Disque nº 2 : « Dangerous Days : Making Blade Runner » (214 min) : Il s’agit d’un mégadocumentaire qui dure plus de trois heures et demie et qui est un véritable bijou pour les maniaques de « Blade Runner », car il couvre tout, du début de la création de la première version jusqu’à aujourd’hui. On y apprend beaucoup de choses, comme les nombreuses difficultés financières, les tensions sur le plateau de tournage entre Ridley Scott et l’équipe de tournage américaine, etc. Offert qu’en anglais Dolby Digital 2.0, ce documentaire contient tout de même des sous-titres en anglais, en français et en espagnol. Il est amusant de savoir que « Dangerous Days » était le titre du film dans les premières versions du scénario.
- Disque nº 4 : Ce deuxième DVD est également bien rempli, car on y a droit à plus de quatre heures (248 min) de suppléments. Il y a une option du menu qui nous permet de visionner tous les documentaires d’un coup, ce que je ne conseille pas, car on risque de rater plusieurs extras. Tous ces suppléments sont en anglais Dolby Digital 2.0, sans aucun sous-titre. Curieusement, il y a tout de même un menu « langues » qui nous permet de choisir que l’anglais! On y retrouve :
- « The Electric Dreamer : Remembering Philip K. Dick » (14 min) : Présentation de l’auteur de Philip K. Dick, décédé juste avant la sortie du film.
- « Sacrificial Sheep : The Novel vs. The Film » (15 min) : bon reportage sur les différences inévitables entre le roman et le film.
- « Philip K. Dick : The Blade Runner Interviews » (22 min) : Extraits audio seulement d’interviews avec Philip K. Dick, effectués quelques semaines avant la sortie du film. Très appréhensif sur les premières versions du scénario, il finit par voir un montage visuel des scènes déjà tournées qu’il lui enlève tous ses doutes. Bien que le scénario est bien différent de son roman, il n’en revient tout simplement pas de voir avec quelle exactitude sa vision du futur a été reproduite dans ce film.
- « Signs of the Times : Graphic Design » (14 min) : Reportage sur la conception visuelle du film qui a beaucoup contribué au succès de « Blade Runner ».
- « Fashion Forward : Wardrobe & Styling » (21 min) : bon reportage sur les difficultés de recréer une mode « film noir » et « futuriste » en même temps.
- « Screen Tests : Rachael and Pris » (9 min) : Banc d’essai avec différentes actrices pressenties pour jouer ces deux rôles.
- « The Light That Burns : Remembering Jordan Cronenweth « (20 min) : Excellent reportage sur ce directeur de la photographie pour « Blade Runner », aujourd’hui décédé.
- « Deleted & Alternate Scenes » (48 min) : À la surprise de plusieurs qui pensaient avoir tout vu sur « Blade Runner », voici un recueil de 25 scènes effacées ou modifiées. Ces extraits sont tout simplement fascinants et alimentent encore plus les discussions sur divers aspects du film.
- « 1982 Promotional Featurette » (36 min) : petits reportages créés en 1982.
- « Trailers » (7 min) : Six bandes-annonces qui couvrent les différentes versions du film.
- « Promoting Dystopia : Rendering the Poster Art » (10 min) : Petit reportage sur la création des différentes affiches du film.
- « Deck-a-Rep : The True Nature of Rick Deckard » (10 min) : passionnant reportage sur un des sujets du film qui provoque le plus de controverses entre les fans, soit, à savoir si le personnage de Deckard serait, oui ou non, un répliquant.
- « Nexus Generation : Fans and Filmakers » (22 min) : Bon reportage sur l’impact qu’a eu « Blade Runner » sur plusieurs réalisateurs devenus aujourd’hui populaires.
- Disque nº 5 : Pour la version « WorkPrint », on a eu l’excellente idée d’y ajouter le commentaire de l’auteur Paul M. Sammon, qui a écrit le livre : « Future Noir : The Making of Blade Runner ». Ce commentaire est vraiment bien passionnant et riche en détail. Il nous fait souvent remarquer les différences qu’il y a entre cette version et les quatre autres. Il y a également un autre supplément sur ce disque, il s’agit de « All Our Variant Futures » (SD 16:9 optimisé, 29 min). On y reprend les différences entre les différentes versions, mais on y voit surtout les modifications qui ont été apportées à la version définitive, ce qui aurait peut-être été mieux à sa place dans le disque nº 1. On peut donc y apercevoir l’actrice Joanna Cassidy, dont on utilise seulement le visage, pour reprendre une scène où la cascadeuse qui la remplaçait ne lui ressemblait vraiment pas. On y voit également Benjamin Ford, le fils d’Harrison, dont on utilise les lèvres (avec une fausse cicatrice pour mieux ressembler à son père) pour corriger une scène où le montage sonore ne correspondait pas du tout avec les lèvres du personnage de Deckard.
Conclusion: Vu que plusieurs amateurs de « Blade Runner » préfèrent parfois une version à une autre, Warner a bien fait de toutes les réunir dans le coffret « Blade Runner Five-disc Complete Collector’s Edition » qui est vraiment très bien fait. Son seul point négatif d’importance, c’est le fait que les suppléments, même s’ils sont en grand nombre, ne sont offerts qu’en qualité standard et avec peu de sous-titres. Cela dit, après avoir vu ce film en haute définition, on réalise qu’on ne pouvait pas rendre un plus bel hommage à sa cinématographie qu’en nous l’offrant de cette manière, et ce, dans un coffret très complet et incontournable.


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