Beowulf: Director’s Cut  (disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 9/10 - Auteur: Steve Belisle
Aussi disponible en version DVD et version DVD Director’s Cut

beowulfhd.jpgQui ne se rappelle pas du film d’animation Polar Express de Robert Zemeckis, film qui repoussa les limites de l’animation grâce à l’utilisation de la technique de Motion Capture. Fortement utilisée dans les jeux vidéos (par exemple les nombreux jeux conçus par le studio Ubisoft Montréal), cette technique consiste enregistrer le jeu des acteurs couverts de capteurs de mouvements. Cette captation est par la suite incorporée à des ordinateurs afin de modeler les animations. En plus de l’animation fabuleuse, le film était présenté en IMAX 3D. Malheureusement, comme c’est souvent le cas avec les versions DVD ou hd, le film fût transféré en 2D seulement.

Après cette expérience concluante, voilà que Robert Zemeckis récidive et nous présente son nouveau film basé cette fois-ci sur une histoire riche en émotions et actions: Beowulf. L’histoire est basée sur le poème du même titre, oeuvre très importante de  littérature anglo-saxonne. L’histoire retrace les hauts faits du héros éponyme, et ses trois principaux combats: Beowulf est un puissant guerrier goth (un peuple du sud de la Suède) qui voyage au Danemark pour débarrasser la cour du Roi Hrothgar d’un terrible monstre mangeur d’hommes, un monstre nommé Grendel. Après l’avoir vaincu, Beowulf double la mise en tuant la mère de Grendel, puis retourne dans les pays des Goths pour se mettre au service de son peuple et de son Roi, Hygelac. Bien plus tard, après avoir succédé au monarque, il meurt lors d’un ultime combat contre un dragon cracheur de feu. Le scénario de Neil Gaiman et Roger Avary reprend les grandes lignes du poème en ajoutant une valeur tridimensionnelle aux personnages qui est fort bienvenue.

Afin de donner vie aux personnages, Robert Zemeckis peut compter sur une brochette d’acteurs de haut calibre comme Ray Winstone (Beowulf), Anthony Hopkins (Roi Hrothgar), Crispin Glover (Grendel), John Malkovich (Unferth) et bien sûr Angelina Jolie (mère de Grendel).

L’animation est exceptionnelle dans ses détails. Il ne faut pas oublier que le film a été conçu pour le format Imax 3D, donc certaines scènes sont montées avec une motivation d’effet 3D pour les spectateurs du cinéma qui est malheureusement perdu en format DVD ou HD DVD.  Malgré la qualité exceptionnelle des animations, on ne peut passer sous silence un grave problème, les personnages n’ont aucune émotion comme si on a voulu se concentrer sur les mouvements des acteurs et non leurs expressions. Il s’agit d’un détail qui peut malheureusement agacer quelques personnes.

Cette édition est une édition « Director’s Cut ». Pour cette version du film, aucune scène n’a été ajoutée. La grande différence entre la version du cinéma et cette version, Robert Zemeckis y a détaillé la violence avec plus de vigueur (soit par l’ajout de sang).

Vidéo: Beowulf nous est présenté dans un format 2.35 :1 avec un transfert 1080p / AVC MPEG-4. Comme tous les films d’animation, le transfert est d’une qualité exemplaire et sans défaut.  Les contrastes sont marquants. On est immédiatement impressionné par la palette de couleurs utilisée. Les couleurs foncées (comme les gris et autres teintes de bleu) et les couleurs chaudes (comme l’or, l’orange, le rouge) se marient de façon parfaite. On a réellement l’impression que les trésors (ou autres articles de couleur dorée) brillent devant nos yeux. Sans aucun doute, Beowulf est visuellement un des plus beaux films d’animation sur format DVD ou HD. On est ébloui par la précision des détails avec l’utilisation des reflets, lueurs et des jeux de lumière.

Audio: Du côté audio, nous avons le choix avec trois pistes sonores Dolby Digital 5.1 Surround Plus et les sous-titres disponibles : Anglais, Français et Espagnol. Comme le disent souvent quelques critiques de musique, « Ça sonne comme une tonne de briques! » . Le montage sonore de Beowulf est fort et puissant. Sans aucune subtilité, on nous embarque dans cette aventure avec un montage et mixage sonore dynamique qui nous enveloppe totalement. Vous voulez un parfait exemple d’un film qui utilise l’espace sonore a 360 degrés, alors Beowulf est pour vous. Durant la scène initiale de l’attaque de Grendel, on peut entendre avec précision tous les déplacements de chacun des personnages, l’écho des cris. Bref, avec un mixage aussi dynamique, il m’est arrivé de devoir baisser  ou monter le son afin d’entendre les dialogues qui sont généralement extrêmement clairs. Je me pose la question, est-ce que le mixage aurait pu être encore meilleur sur un disque offrant plus d’espace comme le Blu-Ray, avec une piste sonore PCM par exemple? Sûrement, mais pour l’instant on peut dire que Beowulf pousse le format HD DVD à ses limites.

Suppléments: Au niveau des suppléments, Paramount nous sert une édition 2 disques remplis, comme si le studio voulait gâter les usagers du HD DVD avant la disparition du format de leur catalogue.

Exclusif au format HD DVD, on nous présente sur le premier disque, Beowulf in the Volume qui est une version optimale du film avec l’option PIP (Picture-in-Picture). Cette version est fort intéressante et on voit une excellente comparaison entre le film et les images du storyboard. Également, on y voit les acteurs lors du tournage avec Motion Capture. Un moment fort des suppléments !

Par la suite, les autres suppléments se retrouvent sur le deuxième disque. Il y a un making-of interactif pour les usagers du HD DVD, A Hero’s Journey (en HD, 44 minutes). Cette interactivité permet de faire des choix et visualiser plusieurs informations techniques. On choisit ce que l’on veut voir comme making-of. Ensuite, on retrouve un entretien avec Robert Zemeckis (HD, 10 minutes) qui nous parle de la production du film.

Encore en exclusivité sur le HD DVD, ce sont les scènes coupées au montage final (HD, 12 minutes). On retrouve également quelques documentaires (également sur le format DVD 2 disques) sur la création du film, de l’univers et sur la direction artistique. Il s’agit de 4 petits documentaires, tous en HD, pour une durée totale de 18 minutes.

Si votre lecteur est branché sur le web, vous aurez également accès à une autre section avec plusieurs informations comme des biographie, bandes-annonces, etc.

Conclusion: Naviguant sur la vague de succès du Seigneur des Anneaux, de 300 et utilisant la technique d’animation du film Polar Express, Beowulf nous arrive en DVD et HD DVD. Après son incursion avec succès dans les salles en format IMAX 3D, les attentes pour ce film de Robert Zemeckis étaient très grandes pour cette édition HD DVD. Après avoir séduit les petits et les grands avec son Polar Express, il nous revient avec un film d’action et d’une violence. Avec un transfert à couper le souffle et un dynamisme sonore inégalé, Beowulf est malheureusement un des derniers films à sortir en format HD DVD, mais s’imposera comme l’un des meilleurs techniquement.

La seule question que l’on peut se poser, est-ce que les transferts vidéo et audio auraient pu être encore meilleurs sur un disque offrant plus d’espace comme le Blu-Ray ? Peut-être, mais on peut dire que Beowulf pousse le format HD DVD à ses limites. Il ne faudrait pas s’étonner de voir Beowulf annoncé en format Blu-Ray très prochainement.

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Blade Runner: Complete Collector’s Edition (Blu-ray) - Region A (Disponible chez Amazon.ca)
Blade Runner: Complete Collector’s Edition (HD DVD) (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 9/10 - Auteur: Stéphane

NOTE: Hormis le format vidéo, les deux coffrets ont exactement le même contenu. Toutefois, c’est le coffret Blu-ray qui a été ici visionné.

bladerunnerbd.jpgbladerunnerhd.jpgIl y a de ces films qui parfois, même si on les apprécie vraiment, il suffit qu’on les voit une fois ou deux pour avoir déjà l’impression d’en avoir fait le tour.  C’est beau, c’est bon, mais c’est vite consommé.  Par contre, il y a en d’autres qu’on a beau avoir vu et revu plusieurs fois, il y a toujours de nouveaux détails qui attirent notre attention et qui peuvent parfois provoquer de nouveaux questionnements sur son histoire.  « Blade Runner » tombe tout à fait dans cette dernière catégorie.  On est d’abord séduit par la beauté de son style et par cet univers très riche en détail visuel, mais c’est finalement son scénario qui nous donne le goût d’y revenir.  Avec les années, il est devenu le film culte par excellence et les différences entre les nombreuses versions existantes de ce film font maintenant l’objet de grandes discussions.  Voulant vraiment faire plaisir aux admirateurs de ce film, Warner a donc décidé de réunir les cinq (!) versions de ce film dans un coffret intitulé « Blade Runner Five-disc Complete Collector’s Edition ».  Cette nouvelle édition en haute définition (en version blu-ray pour cette critique) ne contient pas seulement les cinq versions du film, mais elle offre en plus, un bon livret et une incroyable quantité de suppléments qui risquent grandement de ravir tous les amateurs de « Blade Runner ».

Basé sur un roman de Philip K. Dick (« Do Androids Dream of Electric Sheep ? »), « Blade Runner » se situe à Los Angeles en 2019 et nous raconte l’histoire de Rick Deckard (Harrison Ford, « Indiana Jones »), un policier dont le travail est de traquer et d’éliminer les « répliquants ».  Ces répliquants, ce sont des êtres vivants qui ont été créés artificiellement par manipulation génétique et qui ont été conçus dans le but de faire des travaux jugés dangereux ou dégradants pour l’homme.  Ils sont physiquement plus forts que les humains, mais du côté émotionnel, ils sont également plus immatures et imprévisibles.  Avec les années, ils ont réussi à développer leurs propres émotions, créant ainsi des problèmes à leurs propriétaires se concluant souvent par de la rébellion et, dans le but d’éviter ces problèmes, on a introduit dans leur code génétique, une limite de « vie » de quatre ans. 

La présence sur Terre de ces répliquants est strictement défendue et donc, on les utilise seulement dans les colonies lointaines.  Voyant leur limite de vie qui arrive à terme bientôt, quatre répliquants de dernière génération vont se révolter et ils vont se rendre sur Terre, dans le but de retrouver leur créateur.  Il s’agit de Roy Batty (Rutger Hauer), leur chef, et puis Pris (Daryl Hannah), Leon (Brion James) et Zhora (Joanna Cassidy).  Ces répliquants sont considérés comme très dangereux et Rick Deckard, aidé par un autre policier au nom de Gaff (Edward James Elmos, « Battlestar Galactica »), devra donc les retrouver et les éliminer le plus rapidement possible. 

Pour l’aider dans son travail, on va envoyer Deckard chez Tyrell Corporation, dont le propriétaire n’est nul autre que Eldon Tyrell (Joe Turkel), le « créateur » des répliquants.  Il va y faire la rencontre de Rachael (Sean Young, « Dune »), la nièce de Tyrell, dont l’envoutante beauté va immédiatement le séduire.  À sa grande surprise, il va finir par conclure, après un test de routine, que Rachael est en réalité un répliquant, ce qu’elle ignore elle-même.  Tyrell lui expliquera que Rachael est l’un des derniers prototypes, créé expressément dans le but de régler le problème des émotions chez les répliquants.  En créant une « base » sous forme d’implants mémoriels, les répliquants ont l’impression d’avoir du vécu et ils peuvent maintenant appuyer leurs émotions sur quelque chose de tangible, un peu comme le font les êtres humains.  Rachael, qui commence à se douter de sa vraie nature, finira par s’enfuir de Tyrell Corporation et Deckard, qui a de plus en plus de remords à faire son boulot, voit arriver d’un bien mauvais œil le jour où il devra peut-être avoir à éliminer Rachael.

Les livres de l’auteur Philip Kindred Dick ont nettement la cote chez les producteurs d’Hollywood, car après « Blade Runner », il y a eu plusieurs autres adaptations de ces romans comme, par exemple, « Total Recall », « Minority Report » et « Paycheck ».  Ils ont tous en commun un profond questionnement sur différent sujet, par exemple : qu’est-ce que la réalité?   Sommes-nous tellement différents d’une forme de vie artificielle?  Un être vivant créé artificiellement, avec des implants mémoriels, n’aurait-il pas autant le droit de vivre que n’importe quel être humain?  « Blade Runner » est de loin la meilleure adaptation à ce jour d’un roman de Philip K. Dick et ce genre de questionnement n’aura jamais été aussi bien rendu à l’écran que dans ce film.

Curieusement, « Blade Runner » n’a pas eu tellement de succès à sa sortie en salle.  Pour bien comprendre, il faut se replacer au début des années 1980.  Les films à gros budgets comme « Star Wars », « Close Encounters of the Third Kind » et « Raiders of the Lost Ark » venaient de sortir et on concluait donc qu’un film de science-fiction avait bien du potentiel pour attirer des foules.  Ridley Scott, le réalisateur de « Blade Runner », venait de faire « Alien » qui avait également connu un bon succès et, de plus, Harrison Ford était devenu, suite à « Star Wars » et « Indiana Jones », un acteur très populaire.  On s’attendait donc à un film de science-fiction à large public, qui se passait dans un futur esthétiquement parfait, où le héros en sort visiblement vainqueur à la fin.  On s’est plutôt retrouvé avec un film noir, semblable aux films policiers des années 1950, qui dépeignait une vision très pessimiste du futur et qui avait un scénario plutôt complexe et empreint de questionnements philosophiques, sans nécessairement y répondre clairement.  Les qualités artistiques du film ont été acclamées de toute part, mais cela a pris quelques années avant que ce genre de scénario soit finalement bien accepté du public.  Aujourd’hui, ce film de 25 ans a très bien vieilli et il est considéré comme l’un des films de science-fiction les plus marquants de l’histoire du cinéma.  Il a un rythme bien différent de ceux d’aujourd’hui, et bien qu’il contienne d’excellentes scènes d’action, ce sont souvent ses petites scènes avec peu d’action qui sont plus révélatrices et importantes pour l’histoire.

L’ambiance dans « Blade Runner » joue également un rôle primordial.  Tout d’abord, il y a l’envoutante musique de Vangelis (« Chariots of Fire ») qui nous captive dès la première écoute, mais il y a également cette vision du futur, inventée en grande partie par Syd Mead, qui représente un Los Angeles peu invitant, mais également bien plus réaliste des grandes villes polluées d’aujourd’hui, avec son étonnant mélange des races.  L’incroyable cinématographie Jordan Cronenweth est également un vrai régal pour l’oeil (la majorité des plans sont de véritables cartes postales), mais il ne faut pas oublier les effets visuels qui ont été conçus par l’équipe de Douglas Trumbull, et ce, avant l’infographie qui en était à ses premiers balbutiements à l’époque, et qui sont saisissants et très bien rendus dans cette nouvelle édition en haute définition.  Dernièrement, il ne faudrait certainement pas oublier la réalisation extrêmement efficace de Ridley Scott (« Gladiator »), qui malgré les restrictions de budget, a su diriger tout ça d’une main de maître.

En tout, il y a eu cinq versions de « Blade Runner ».  Il y a la version officielle, sortie en salle aux États-Unis en 1982 et qui dure 117 minutes.  Il y a également eu une version internationale, qui avait légèrement moins de censure.  Au début des années 1990, une copie de travail (la version « WorkPrint ») de 110 minutes s’est retrouvée présentée dans certaines salles et cette version a fait bien jaser, car, bien que visuellement imparfaite, elle contenait beaucoup de scènes alternatives et du contenu jamais vu jusqu’à présent.  Plusieurs discussions sur le contenu de cette dernière version ont d’ailleurs amené les producteurs à créer une version « Director’s cut (1992) », bien que, ironiquement, Ridley Scott y a bien peu participé.  Cette version a marqué le début d’une nouvelle ère pour « Blade Runner » pendant laquelle le film s’est fait beaucoup de nouveaux adeptes.   Finalement, il y a eu « The Final Cut », la véritable édition définitive de ce film, dont la création pour ce coffret a été supervisée par Ridley Scott lui-même et qui a même demandé le tournage de quelques brèves scènes, dans le but de corriger quelques défauts ici et là. 

Vidéo: Les cinq versions de « Blade Runner » ont toutes été retouchées pour aller chercher le maximum de qualité selon leur source.  On a donc droit à une image en format 16:9 et avec un ratio de 2.40:1 qui est d’excellente qualité.  Il n’y a que la version « WorkPrint » qui utilise un ratio légèrement différent (2.20:1). 

- Le premier disque du coffret contient la version « The Final Cut (2007) ».  Personnellement, j’aurai préféré qu’on utilise un blu-ray double-couche pour cette version, car la compression se fait un peu sentir dans certaines scènes avec beaucoup d’action et de brouillard, mais c’est à peine perceptible.  De manière générale, la qualité de l’encodage est excellente et rivalise facilement avec celle des films d’aujourd’hui. 
- Le troisième disque du coffret, lui, contient les versions « U.S. Theatrical Cut (1982) », « International Theatrical Cut (1982) » et « Director’s Cut (1992) ».  En utilisant le principe des branchements imperceptibles, les trois films sont réunis dans un même fichier sur le disque, épargnant ainsi beaucoup d’espace.  Si je compare la version « Director’s Cut (1992) » avec son équivalent en DVD, la différence de qualité est renversante. 
- Le cinquième disque du coffret contient, lui, la version « WorkPrint ».  La qualité générale est un peu moins bonne sur cette version, mais cela n’a rien à voir avec l’encodage, car c’est plutôt relié à la qualité de la source même, qui n’a pas été pensée pour être diffusée au grand public.

Audio: - Pour la version « The Final Cut (2007) », on a droit à trois pistes audio.  Il y a en deux en anglais (Dolby True HD 5.1 et Dolby Digital 5.1) et une en français (Dolby Digital 5.1).  La qualité de ces trois pistes est excellente.  Étant donné que la piste sonore a été retravaillée, les effets ambiophoniques sont bien rendus et la musique de Vangelis est d’une étonnante clarté.  Il y a également des sous-titres qui sont offerts en anglais, français, espagnol, chinois, japonais, coréen et portugais. 
- Pour les versions « U.S. Theatrical Cut (1982) », « International Theatrical Cut (1982) » et « Director’s Cut (1992) », il y a également trois pistes audio : Une en anglais Dolby Digital 5.1, une en anglais Dolby Digital 2.0 et une en français Dolby Digital 2.0.  Fait à noter, la version « Director’s Cut (1992) » utilise une piste française traduite au Québec qui avait été créée pour la version en DVD.  Les sous-titres sont présents en anglais, en français et en espagnol.
- Pour la version « WorkPrint », il n’y a qu’une seule piste audio en anglais Dolby Digital 5.1, ce qui est bien normal pour une copie de travail.  De plus, la musique de Vangelis n’est pas encore complétée pour certains passages et donc, on a droit à de la musique temporaire qui provient de différents films de Jerry Goldsmith.  Cela fait bien étrange de voir des scènes que l’on connaît bien avec des extraits de la musique du film « Planet of the Apes » comme fond musical.  Les sous-titres existent également en anglais, en français et en espagnol.

Suppléments: Il y a une grande quantité de suppléments dans ce coffret.  Malheureusement, ils ne sont pas du tout offerts en HD.  Ils sont tout de même tous en format 16:9 optimisé pour un téléviseur panoramique, mais cela demeure quand même un peu décevant.  D’ailleurs, les disques nº 2 et nº 4 ne sont que de simples DVD, ce qui est également un peu surprenant.

- Pour les cinq versions du film, il y a une introduction de Ridley Scott (SD, 1 min) qui nous explique la provenance des différentes versions.  C’est offert qu’en anglais, sans sous-titre.
- Disque nº 1 : Pour la version définitive de ce film, on y a ajouté trois (!) pistes de commentaire.  La première nous provient de Ridley Scott lui-même.  Plus philosophe qu’à l’accoutumée, il ne nous donne pas tellement de détails inconnus sur le film, mais sa connaissance du sujet est visiblement très grande.  La deuxième piste nous provient du scénariste/producteur Hampton Fancher, du scénariste David Peoples et des producteurs Michael Deeley et Katherine Haber.  Le commentaire des deux scénaristes est vraiment très intéressant, surtout en pensant au fait qu’il y a eu beaucoup de changements qui ont été effectués sur le scénario.  La troisième piste de commentaire nous provient de différents artisans.  Il y a le concepteur futuriste Syd Mead, le concepteur de la production Lawrence G. Paull, le directeur artistique David Snyder et l’équipe des effets spéciaux avec Douglas Trumbull, Richard Yuricich et David Dryer.  Je dois admettre que c’est bien difficile d’identifier tout le monde, vu qu’il n’y a pas le moindre sous-titre avec les commentaires.  Par contre, cette piste est riche en détail de toutes sortes.
- Disque nº 2 : « Dangerous Days : Making Blade Runner » (214 min) : Il s’agit d’un mégadocumentaire qui dure plus de trois heures et demie et qui est un véritable bijou pour les maniaques de « Blade Runner », car il couvre tout, du début de la création de la première version jusqu’à aujourd’hui.  On y apprend beaucoup de choses, comme les nombreuses difficultés financières, les tensions sur le plateau de tournage entre Ridley Scott et l’équipe de tournage américaine, etc.  Offert qu’en anglais Dolby Digital 2.0, ce documentaire contient tout de même des sous-titres en anglais, en français et en espagnol.  Il est amusant de savoir que « Dangerous Days » était le titre du film dans les premières versions du scénario.
- Disque nº 4 : Ce deuxième DVD est également bien rempli, car on y a droit à plus de quatre heures (248 min) de suppléments.  Il y a une option du menu qui nous permet de visionner tous les documentaires d’un coup, ce que je ne conseille pas, car on risque de rater plusieurs extras.  Tous ces suppléments sont en anglais Dolby Digital 2.0, sans aucun sous-titre.  Curieusement, il y a tout de même un menu « langues » qui nous permet de choisir que l’anglais!  On y retrouve :
- « The Electric Dreamer : Remembering Philip K. Dick » (14 min) : Présentation de l’auteur de Philip K. Dick, décédé juste avant la sortie du film.
- « Sacrificial Sheep : The Novel vs. The Film » (15 min) : bon reportage sur les différences inévitables entre le roman et le film.
- « Philip K. Dick : The Blade Runner Interviews » (22 min) : Extraits audio seulement d’interviews avec Philip K. Dick, effectués quelques semaines avant la sortie du film.  Très appréhensif sur les premières versions du scénario, il finit par voir un montage visuel des scènes déjà tournées qu’il lui enlève tous ses doutes.  Bien que le scénario est bien différent de son roman, il n’en revient tout simplement pas de voir avec quelle exactitude sa vision du futur a été reproduite dans ce film.
- « Signs of the Times : Graphic Design » (14 min) : Reportage sur la conception visuelle du film qui a beaucoup contribué au succès de « Blade Runner ».
- « Fashion Forward : Wardrobe & Styling » (21 min) : bon reportage sur les difficultés de recréer une mode « film noir » et « futuriste » en même temps.
- « Screen Tests : Rachael and Pris » (9 min) : Banc d’essai avec différentes actrices pressenties pour jouer ces deux rôles.
- « The Light That Burns : Remembering Jordan Cronenweth «  (20 min) : Excellent reportage sur ce directeur de la photographie pour « Blade Runner », aujourd’hui décédé.
- « Deleted & Alternate Scenes » (48 min) : À la surprise de plusieurs qui pensaient avoir tout vu sur « Blade Runner », voici un recueil de 25 scènes effacées ou modifiées.  Ces extraits sont tout simplement fascinants et alimentent encore plus les discussions sur divers aspects du film.
- « 1982 Promotional Featurette » (36 min) : petits reportages créés en 1982.
- « Trailers » (7 min) : Six bandes-annonces qui couvrent les différentes versions du film.
- « Promoting Dystopia : Rendering the Poster Art » (10 min) : Petit reportage sur la création des différentes affiches du film.
- « Deck-a-Rep : The True Nature of Rick Deckard » (10 min) : passionnant reportage sur un des sujets du film qui provoque le plus de controverses entre les fans, soit, à savoir si le personnage de Deckard serait, oui ou non, un répliquant.
- « Nexus Generation : Fans and Filmakers » (22 min) : Bon reportage sur l’impact qu’a eu « Blade Runner » sur plusieurs réalisateurs devenus aujourd’hui populaires.
- Disque nº 5 : Pour la version « WorkPrint », on a eu l’excellente idée d’y ajouter le commentaire de l’auteur Paul M. Sammon, qui a écrit le livre : « Future Noir : The Making of Blade Runner ».  Ce commentaire est vraiment bien passionnant et riche en détail.  Il nous fait souvent remarquer les différences qu’il y a entre cette version et les quatre autres.  Il y a également un autre supplément sur ce disque, il s’agit de « All Our Variant Futures » (SD 16:9 optimisé, 29 min).  On y reprend les différences entre les différentes versions, mais on y voit surtout les modifications qui ont été apportées à la version définitive, ce qui aurait peut-être été mieux à sa place dans le disque nº 1.  On peut donc y apercevoir l’actrice Joanna Cassidy, dont on utilise seulement le visage, pour reprendre une scène où la cascadeuse qui la remplaçait ne lui ressemblait vraiment pas.  On y voit également Benjamin Ford, le fils d’Harrison, dont on utilise les lèvres (avec une fausse cicatrice pour mieux ressembler à son père) pour corriger une scène où le montage sonore ne correspondait pas du tout avec les lèvres du personnage de Deckard.

Conclusion: Vu que plusieurs amateurs de « Blade Runner » préfèrent parfois une version à une autre, Warner a bien fait de toutes les réunir dans le coffret « Blade Runner Five-disc Complete Collector’s Edition » qui est vraiment très bien fait.  Son seul point négatif d’importance, c’est le fait que les suppléments, même s’ils sont en grand nombre, ne sont offerts qu’en qualité standard et avec peu de sous-titres.  Cela dit, après avoir vu ce film en haute définition, on réalise qu’on ne pouvait pas rendre un plus bel hommage à sa cinématographie qu’en nous l’offrant de cette manière, et ce, dans un coffret très complet et incontournable.

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Zodiac: Director’s Cut - HD DVD (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 9/10 - Auteur: Stéphane

zodiac2hd_1.jpg« Zodiac » est un fascinant thriller qui est basé sur une histoire vraie qui a terrorisé la région de San Francisco pendant des années.  Il s’agit d’une série de meurtres qui ont débuté vers la fin des années 60 et qui ont tous été commis aux alentours de cette région.  Cette édition en HD DVD sur deux disques contient bien sûr le film, adroitement dirigé par David Fincher (Se7en, The Fight Club), mais elle contient également plusieurs documentaires qui nous apportent énormément de détails sur cette enquête policière qui n’a pas encore fini de faire jaser.

Le tout est raconté selon le point de vue du personnage de Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal), un simple caricaturiste au journal « San Francisco Chronicle », qui va commencer à s’intéresser à cette vague de meurtre en série, le jour où son journal va recevoir une des lettres du présumé meurtrier.  Cette première lettre (qui est reprise pour créer la pochette du boitier HD DVD) va immédiatement capter toute l’attention du public, car l’envoyeur force sa publication sinon il menace de commettre immédiatement d’autres crimes.  De plus, le meurtrier n’y vante pas seulement de ses horribles assassinassions, mais il y laisse également un texte codé qui, semble-t-il, révèlerait son identité.  En jouant habilement avec la presse, le meurtrier ne crée pas seulement un règne de terreur, en y annonçant de possibles futurs crimes, mais il se moque également des forces policières et de leur incapacité à le capturer.

Robert Graysmith va se lier d’amitié avec le journaliste Paul Avery, joué par Robert Downey Jr. (Chaplin) qui signe ici une de ses plus solides, mais également amusantes, interprétations.  En se rapprochant du reporter qui suit l’affaire « Zodiac », il espère ainsi découvrir de l’information privilégiée.  Un peu plus tard, il va également faire la rencontre de l’inspecteur David Toschi (Mark Ruffalo), qui enquête également sur cette affaire pour le département de police de San Francisco.  Ces trois personnages vont essayer d’élucider, à leur manière, cette série de crimes des plus sordides.  Par contre, vu que les meurtres ont eu lieu dans différentes juridictions, le manque de communication entre les différents corps policiers va beaucoup nuire à l’enquête.  De plus, cette histoire va générer une véritable paranoïa dans la population et les médias vont commencer à recevoir des tonnes de fausses lettres, d’innombrables appels de dénonciations farfelues et le meurtrier va même s’attribuer des meurtres qu’il n’a jamais commis, question de mêler davantage les cartes.

Après d’innombrables délais, un suspect semble enfin immergé du lot.  L’inspecteur Toschi a définitivement l’impression qu’il s’agit vraiment du coupable, mais cela va prendre un temps interminable, juste pour avoir le mandat de fouiller son lieu de résidence et malheureusement, cela ne va rien donner de concret.  Après des années de recherche, il va finalement laisser tomber le dossier.  Le journaliste Paul Avery également.  C’est là que Robert Graysmith va entrer en jeu.  Il a accumulé des tonnes de documents sur Zodiac et, même s’il n’est qu’un simple caricaturiste, il veut écrire un livre sur cette affaire.  Il va donc continuer l’enquête tout seul, en se disant qu’il est impensable qu’un meurtrier tel que Zodiac reste impuni indéfiniment.  Pourtant, ce dernier est bien tranquille et il n’y a pas eu de nouveaux meurtres depuis des années, mais, suite à un reportage télévisé dans lequel Robert Graysmith indique son intention de démêler cette histoire, ce dernier va commencer à recevoir des appels téléphoniques très inquiétants.  Il sait que le meurtrier rôde toujours dans les parages, mais il espère à tout prix le démasquer, avant qu’il ne commette d’autres crimes.

Ce HD DVD est une méticuleuse reconstitution de cette affaire qui est directement basée sur les livres que Robert Graysmith va finalement écrire sur le sujet.  De plus, les producteurs/scénaristes ont également utilisé des interviews avec les témoins de l’époque qu’ils ont effectuées eux-mêmes pour ajouter des nouveaux détails, en essayant de compléter l’enquête, car, même aujourd’hui, plusieurs détails de cette histoire demeurent encore nébuleux et il y a encore des faits contradictoires.  Les producteurs ne pouvaient pas mieux tomber que sur David Fincher pour recréer cette histoire.  En vrai maniaque de détails, le réalisateur a tourné ce film dans, autant que possible, les lieux mêmes où les événements se sont vraiment déroulés.  Les victimes du film portent également le même genre de vêtement que les vraies victimes portaient et ils conduisent exactement le même genre de voiture.  Les journaux de l’époque ont également été réimprimés en entier pour la salle de rédaction du San Francisco Chronicle.  De plus, les effets spéciaux de ce film sont extrêmement bien réussis, car, pour recréer le San Francisco de 1969, on utilise abondamment de l’infographie et cela passe souvent inaperçu, ce qui est un signe que le travail est très bien réussi. 

Vidéo: Avec la haute définition du HD DVD, il est assez difficile de tomber sur un film où la qualité vidéo serait vraiment mauvaise et c’est encore le cas ici car la qualité visuelle est magnifique et la compression en Mpeg4 AVC est minimale.  En mettant tous les extras sur le deuxième disque, cela laisse amplement de place pour bien encoder ce film de 162 minutes et le numériser en 1080P avec toute la qualité nécessaire. 

Audio: On a droit ici à une seule piste audio en Dolby Digital Plus 5.1 en anglais.  La qualité de cette unique piste est excellente et, heureusement, il y a également des sous-titres anglais (+CC), en français et en espagnol qui peuvent l’accompagner.

Suppléments: Il y a de nombreux suppléments dans cette édition qui sont d’excellente qualité, car ils sont presque tous en HD, ce qui est fortement apprécié.  Ils sont tous présentés en Dolby Digital Plus 2.0 avec les mêmes sous-titres que le film principal.  Tout d’abord, il y a deux pistes de commentaires.  La première provient uniquement du directeur David Fincher et elle est très riche en détail de toutes sortes sur les efforts demandés pour recréer les scènes de crime avec minutie.  La deuxième contient les commentaires de Jake Gyllenhaal (« Robert Graysmith ») et de Robert Downey Jr. (« Paul Avery »), visiblement enregistrés ensemble et montés avec ceux d’un autre groupe constitué de Brad Fischer (producteur), James Vanderbilt (auteur/producteur) et de James Ellroy (auteur policier à succès).  Les commentaires de Gyllenhaal et Downey sont bien amusants tandis que les commentaires des trois autres nous permettent de décortiquer cette histoire encore davantage.  Malheureusement, les commentaires ne sont pas sous-titrés.

« Zodiac Deciphered » (54 min, HD 16:9 optimisé) nous présente tous les efforts qu’ont nécessité cette production qui se voulait être le plus réaliste que possible.  « The Visual Effet of Zodiac » (15 min, HD 16:9 optimisé) nous fait réaliser qu’il y avait plus d’effets spéciaux que l’on pouvait le penser à priori, car ils sont vraiment très bien exécutés.  « Previsualization » (7 min, SD 4:3) nous affiche un aperçu des trois scènes de crime principales et on les compare avec le résultat final.  « Theatrical Trailer » (3 min, HD 16:9 optimisé) permet de visionner la bande-annonce du film.  Pour les deux prochains et derniers suppléments, c’est là que cette édition se démarque d’une manière exceptionnelle, car on a vraiment l’impression de continuer l’enquête.  « This is the Zodiac Speaking » (102 min, HD 16:9 optimisé) est un reportage fascinant d’une heure et 42 minutes sur tous les aspects de cette enquête.  Tous les témoins encore en vie y sont interviewés et on y voit même le vrai Robert Graysmith de même que la majorité des intervenants dans cette histoire.  On y apprend beaucoup de choses additionnelles et surtout, on réalise avec quelle minutie le tout a été recréé pour ce film.  Finalement, « Prime Suspect » (43 min, HD 16:9 optimisé) nous décrit avec détail tous les éléments de preuve concernant le suspect principal.  Il est bien troublant d’entendre certains de ses amis le décrire sous un meilleur jour et en entendre d’autres qui contredisent ouvertement les premiers interviewés, allant même jusqu’à supposer un certain niveau d’implication.
 
Conclusion: « Zodiac »,  d’une durée de 162 minutes, semble passer très rapidement, car l’histoire, appuyée par un scénario très bien ficelé, nous tient en haleine tout du long et elle dépeint aussi avec un réalisme peu commun les embûches qui peuvent survenir dans les enquêtes du genre. Certaines personnes pourraient critiquer le fait qu’on s’en tient peut-être trop aux livres de Robert Graysmith, mais personne ne peut mettre en doute la qualité de cette production et surtout la qualité cinématographique de ce film.  De plus, les nombreux suppléments nous apportent un complément d’information incroyable qui nous fait réfléchir encore davantage sur la culpabilité du suspect principal.  Je recommande donc fortement ce HD DVD qui va certainement plaire aux amateurs d’histoires policières.

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The Heartbreak Kid (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 7,5/10 - Auteur: Stéphane

heartbreakkid_hd.jpgLes réalisateurs Peter & Bobby Farrelly et le comédien Ben Stiller sont de retour dans « The Heartbreak Kid » (114 min), reprise d’un film du même nom datant de 1972 et qui était également basé sur une pièce de Neil Simon.  Fiers du succès qu’ils ont eu avec « There’s something about Mary » (1998), sauront-ils se dépasser dans cette nouvelle comédie ?

Ben Stiller interprète Eddie Cantrow, un célibataire endurci de 40 ans et qui a une peur maladive de l’engagement.  Malgré les incitations de son père Doc, très bien joué par le « vrai » père de Ben Stiller, soit, Jerry Stiller (« Frank Costanza » dans « Seinfeld ») et de son meilleur ami Mac (Rob Corddry), Eddie ne veut rien savoir du mariage juste qu’au moment où il va faire la rencontre de Lila (Malin Akerman).  Cette fille, en plus d’être très jolie, semble avoir tout pour lui plaire et ils s’entendent à merveille.  Après six semaines de fréquentation, Lila se voit forcée de déménager à Amsterdam pour son emploi.  La seule manière d’empêcher ce transfert, c’est qu’elle soit mariée.  Avec les encouragements de son père et de Mac, Eddie réussit à passer par-dessus sa peur de l’engagement et accepte de marier Lila, au plus grand bonheur de cette dernière.  Eddie est également bien heureux.  Il sent qu’il a fait le bon choix et ces deux nouveaux mariés s’en vont en voyage de noces au Mexique.

C’est à partir de ce moment que tout chavire pour Eddie.  Il découvre beaucoup de choses déplaisantes sur Lila qui commencent à lui faire regretter sa décision.  Rendu à destination, la beauté des lieux l’apaise un peu, mais il n’est pas au bout de ses surprises et Lila lui réserve encore bien des révélations surprenantes.  Complètement à bout de nerfs, il descend au bar et c’est là qu’il finit par faire la rencontre de Miranda (Michelle Monaghan) qui se révèle être la femme parfaite pour lui.  Eddie ne sait plus quoi faire.  Il sait que son mariage a été précipité et qu’il s’est trompé, mais il sait aussi que Miranda est la femme de sa vie et il ne veut rien faire pour risquer de la perdre.  Il ne veut donc pas qu’elle sache qu’il est marié et encore moins qu’il est en voyage de noces.

« The Heartbreak Kid » se veut une comédie très corsée (certaines provinces l’ont même cotée 18 ans et plus), mais elle a malheureusement un sérieux défaut, car il est assez difficile de trouver le personnage d’Eddie Cantrow vraiment attachant.  Cela n’a rien à voir avec le talent de Ben Stiller, qui se débrouille assez bien, mais plutôt avec le scénario même.  Cela prend beaucoup de finesse et de tact pour nous faire comprendre les agissements de cet antihéros qui, après tout, veut tout simplement laisser tomber sa femme en pleine lune de miel, mais ce film a été réalisé par les frères Farrelly et ces derniers sont loin d’être reconnus pour leur finesse.  De plus, le personnage de Lila, malgré ces nombreux défauts, est beaucoup trop attachant dans le premier tiers du film et on a bien de la difficulté à croire qu’Elle et Eddie ne se connaissaient pas mieux que ça après six semaines de fréquentation.

Heureusement, côté vidéo, ce HD DVD est tout bonnement excellent, car la qualité de l’image en format 2.35 est de très grande qualité et bien encodée.  Plus particulièrement, les scènes tournées au Mexique sont bien précises, mais elles sont également d’une grande beauté et remplies de couleurs vives et ensoleillées qui sont très bien rendues.  Un vrai régal pour les yeux.  Côté audio, on ne reste pas sur notre faim également, car on a droit à une version Dolby True HD en anglais et trois versions (anglaise, française et espagnole) en DD+ 5.1 qui rendent bien justice aux nombreux extraits musicaux de la bande sonore.  Le tout est agrémenté de sous-titres en anglais (deux versions, dont une avec les CC), en français, en espagnol et en portugais.  Le boitier rouge traditionnel des HD DVD est utilisé pour contenir seulement un disque d’un gris morne et ennuyeux (il n’y a pas de livret), ce qui est également une tradition pour DreamWorks, associé à Paramount.  La pochette contient de nombreux clichés du film, ainsi que les spécifications techniques et le résumé à l’arrière.  Le menu principal du disque lui-même est particulièrement bien réussi, en alternant entre un cœur standard et un cœur brisé et il offre les fonctions habituelles soit « Play », « Settings », « Scenes » et « Extra ».

Côté suppléments, on est assez bien servi.  On a droit à « The Farrelly Bros. In The French Connection » (SD 16:9 opt. - 16:34 min) où les deux réalisateurs parlent d’eux-mêmes et de leur amour pour l’humour noir, « Ben & Jerry » (SD 16:9 – 4:59 min) nous racontent le lien de famille entre Ben et Jerry Stiller, « Heartbreak Halloween » (SD 16:9 opt. – 3:24 min) nous permet de visionner un moment de folie avec l’équipe de tournage déguisée pour l’Halloween, « The Egg Toss » (SD 16:9 opt. – 8:03 min) décrit les tournois du lancer de l’œuf créé pendant le tournage,  « Gag Reel » (SD 16:9 – 4:00 min) présente des gaffes commises pendant le tournage, « Deleted Scenes » (SD 16:9 – 7:27 min) nous montre six scènes coupées au montage, « Theatrical Trailer » (HD 16:9 – 2:35 min) nous présente la bande-annonce du film et en dernier lieu, on a droit au commentaire des frères Farrelly qui est finalement un peu ennuyeux (ils l’avouent eux-mêmes!), car, généralement, ils ne font que parler de la présence d’amis et parents comme figurants.

En conclusion, « The Heartbreak Kid » aurait sûrement eu besoin d’une réalisation un peu plus soignée et d’un scénario un peu plus fignolé pour être vraiment drôle, mais, par contre, la qualité de la production de ce HD DVD est très grande et je suis sûr que les amateurs de Ben Stiller ou de l’humour assez osé des frères Farrelly vont tout de même apprécier.

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