Category 7 - Region A (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 6,5/10 - Auteur: Jacques Boudreau

category7bd.jpgNOTE: cette édition fait partie d’un ensemble de Blu-ray à bas prix récemment édités par EchoBridge Entertainement. Chez Amazon.ca, par exemple, les prix débutent à 10,95$ CAD ch.. Pour la liste complète des titres, cliquez ici.

Echo Bridge présente un deux pour un avec le Blu-Ray « Category 7 ». En effet, la durée totale de 2 heure 50 minutes correspond à deux films de 1 heure 25 minutes chacun, le second étant la suite du premier. Il s’agit en fait d’une minisérie pour la télévision, diffusée en 2005 sur CBS.

Tel le fouilli et le chaos d’une zone sinistrée par un cataclysme, « Category 7 » présente de tout à la fois. Science fiction, politique, vie professionnelle, vie familiale, adolescence, spiritualité, tout y est. Si cela a l’avantage d’offrir à chacun des éléments qu’il recherche dans un film, cela assure aussi à tout le monde que ce qu’il trouvera intéressant sera dilapidé dans une tonne d’autres choses. Le passage du coq à l’âne est incessant.

Le tout débute par des tornades de forces exceptionnelles. Le monde politique cherche des approches à la situation, tout en refusant d’écouter les scientifiques les mieux placés. Ceux-ci utilisent tout de même le maximum de ressources dont ils peuvent disposer pour collecter et analyser les données météo. L’une de ces technologies est le SR-71 Blackbird, un avion espion qui a brisé plusieurs records, dont celui de vitesse. Si le film parle de vitesse jusqu’à Mach 2.5, en réailité le Blackbird atteignait Mach 3.5.

Armés de ces outils, les scientifiques tentent de trouver des solutions au problème de la météo déchaînée. Pendant ce temps, des prêcheurs offrent leur propre solution alors que d’autres tentent de retirer des avantages personnels, chacun à leur façon.

Vidéo: l’image 16:9 est certainement d’une qualité digne du Blu-Ray. Cela est cependant le seul plus à mentionner ici. Les effets spéciaux sont plus souvent risibles que surprenants. Ainsi, comment un vent peut-il être assez puissant pour faire valser les voitures dans les airs, au-dessus d’une foule de gens, sans que ceux-ci ne soient emportés dans le même souffle ? Que dire du Blackbird qui commence à se désintégrer en entrant dans la tempête, pour en sortir indemne ensuite ? À moins que l’on ne parle de la tour Eiffel qui se désagrège comme de la pierre, alors que celle-ci est en métal ?

Audio: si quatre bandes audio sont disponibles, leur nombre n’ajoute rien. Ainsi, toutes sont en anglais et sont regroupées deux-à-deux. Deux bandes 5.1 sont disponibles, l’une en DTS et l’autre en Dolby. Dans le même sens, deux bandes stéréo sont disponibles, l’une analogique et l’autre Dolby.

L’absence de sous-titre est parfois regrettable, car les dialogues ne sont pas toujours des plus faciles à distinguer. Que ce soit en raison des forts vents, du chaos environnant ou autres, certains passages seraient beaucoup plus faciles à comprendre avec des sous-titres. Mentionnons quand même que Category 7 a été nominé pour les Emmy de 2006 dans la catégorie du meilleur montage sonore.

Suppléments: un cas vite réglé car rien n’est offert en supplément.

Conclusion: Echo Bridge se spécialise dans la vente de titres à bas prix. Cependant, à trop couper, un disque peut perdre de son intérêt. « Category 7 » a subi des coupures à ce point que même le menu principal a été retiré! Appeler le menu principal ramène le film au début. Le seul menu disponible est le menu contextuel, sous forme de bande dans le bas de l’écran. En y ajoutant une science fiction qui ne suit pas ses propres règles, des sujets en surnombre, des effets spéciaux peu crédibles et tout le reste, une note globale de 6,5 est accordée à un titre sous la moyenne, mais qui coûte aussi moins que la moyenne.

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Spécifications:
Blu-ray Region A - EchoBridge Entertainment
Durée: 170 min
Format: panoramique 1.85:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais DTS 5.1, DD 5.1, Dolby Stéréo et PCM Stéréo
Sous-titres: n/a

Notes:
Film: 5,5/10
Audio: 6,5/10
Vidéo: 8/10
Suppléments: –/10
Présentation et spécifications: 6/10
Global: 6,5/10

© CineTvDVD.com - 2008 - Reproduction totale ou partielle interdite

The Other Boleyn Girl
Blu-ray - Région A (Disponible chez Amazon.ca)
Aussi disponible: DVD - Zone 1 (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale Blu-ray: 8/10
Auteur: Jacques Bourdeau

otherboleynbd.jpg(Note: ce texte partage la critique DVD et la critique Blu-ray) Sony présente un passage majeur dans l’histoire de l’Angleterre. « The Other Boleyn Girl » présente le roi Henry VIII (Eric Bana) et tout ce qu’il est prêt à faire pour avoir un fils héritier. Alors que son épouse, Catherine d’Aragon (Ana Torrent), n’a mis au monde qu’une fille et deux garçons mort-nés, le roi commence à chercher l’espoir en d’autres femmes.

La famille Boleyn reçoit le roi dans le but de lui présenter leur fille Anne (Natalie Portman). C’est cependant sa soeur Mary (Scarlett Johansson) qui, même si elle est mariée, sera retenue comme maîtresse. Pendant sa grossesse, Mary a des complications et le roi ne croit plus en sa capacité de lui mettre au monde un fils. Il se tourne donc vers Anne tout juste au moment où Mary accouche pourtant d’un garçon en santé. Anne manipule ensuite le roi pour lui faire poser des gestes qui changeront à jamais l’histoire de l’Angleterre, dont se dissocier de l’Église de Rome.

Vidéo: Sony a pensé à la haute définition dès le premier instant du film. Tout a donc été mis en place pour fournir une image d’une très grande qualité. Celle-ci est au format 16:9 et offre des plans superbes sur tout, de l’architecture de château à la nature en passant par la cour. En réutilisant ce matériel, la version DVD régulière se base elle aussi sur du solide. Le format 16:9 de l’image est maintenu et la qualité est aussi bonne même si elle ne saurait être comparée à celle du Blu-Ray.

Audio: Sony utilise les avatanges du Blu-Ray partout. Si plusieurs n’utilisent le Dolby TrueHD que pour la trame originale, Sony l’utilise ici pour toutes les langues : anglais, français et espagnol. La qualité s’y retrouve sans aucun doute.

Le DVD régulier ne peut contenir de telles bandes audio et c’est donc un Dolby 5.1 régulier qui est utilisé pour les mêmes langues. Chacun offre en plus les sous-titres anglais, français et espagnol.

Suppléments: La majorité des suppléments sont communs aux deux disques. Le premier est une série de capsules d’information offertes tout au long du film, présentant entre autres l’historique des personnages. À noter que ces capsules sont très longues et parfois, il peut même être difficile de la lire en entier. Dans tous les cas, il faut oublier le film, car il faut tellement d’attention pour lire autant d’information que l’on doit décrocher. Il en va de même pour la bande audio alternative offrant les commentaires où ceux-ci en viennent à masquer complètement le film.

Une douzaine de scènes supprimées ou modifiées sont disponibles. Elles totalisent 24 minutes et sont en haute définition dans le cas du Blu-Ray quand le DVD régulier offre une image 16:9 plein écran. Le matériel est intéressant, dont une fin alternative. Évidemment, le film étant historique, cette fin ne diffère que peu de la première.

Le troisième supplément, « Member of the Court » (HD – 17 minutes), est une présentation des acteurs et de leur travail. En dernier supplément commun, regroupées sous le nom de « featurette », trois capsules d’information ajoutent encore plus. La première parle de la situation des femmes à l’époque (HD – 10 minutes). La seconde explique les contraintes pour transposer l’histoire au cinéma (HD – 10 minutes). La troisième capsule montre des tests faits pour le tournage en HD afin de s’assurer d’une bonne maîtrise et de la meilleure qualité possible (HD – 2 minutes).

En plus de ces suppléments, la version Blu-Ray du film offre de bénéficier des avantages du profil Blu-Ray 2.0, aussi appelé BD-Live. Il faut savoir que pour le moment, seule la PlayStation 3 supporte le BD-Live. Ainsi, en raison de l’utilisation d’un lecteur autre, ce matériel n’a pu être critiqué ici.

Conclusion: Sony a produit un disque Blu-Ray utilisant au maximum toutes ses capacités. Une version sous forme de DVD régulier en a été dérivée, mais il est clair que l’objectif principal ici était le Blu-Ray. Plusieurs trames Dolby TrueHD, des fonctions BD-Live et plus d’une heure de suppléments en HD le montrent bien. Le film retenu est intéressant et la rigueur utilisée pour reproduire l’histoire est certainement appréciée. Au global, « The Other Boleyn Girl » obtient une note supérieure à la moyenne. 8 dans le cas du Blu-Ray grâce à des suppléments largement supérieurs à la moyenne et 7,5 pour le DVD régulier qui présente aussi de bons suppléments et un bon film.

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Spécifications:
Blu-ray Région A - Sony
Durée: 115 min
Format: panoramique 1.85:1 adapté écrans 16/9 - 1080p
Audio: anglais, français et espagnol Dolby TrueHD 5.1
Sous-titres: anglais (+ CC), français et espagnol

Notes:
Film: 7,5/10
Audio: 8/10
Vidéo: 7,5/10
Suppléments: 8,5/10
Présentation et spécifications: 7,5/10
Global: 8/10

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Untraceable - Region A
Note globale: 8/10 - Auteur: Stéphane Vachon

untraceablebd.jpg« Untraceable », édité chez Sony, est un film à sensations fortes qui est centré sur le personnage de Jennifer Marsh, une spécialiste en cybercriminalité qui travaille pour le FBI, et qui est interprétée avec beaucoup de justesse par Diane Lane (« Unfaithfull », « The Perfect Storm »).  On pourrait même aller jusqu’à dire qu’elle porte littéralement le film sur ses épaules.

La vie de Marsh va bousculer quand elle va devenir responsable d’une enquête qui concerne un nouveau site web au goût très douteux.  Ce site, intitulé « Killwithme », a commencé en diffusant en direct un vidéo qui nous présentait un chaton en train de se faire torturer.  Le FBI a essayé de faire fermer le site, mais l’auteur a été très malin et il a facilement réussi à déjouer les agents fédéraux, devenant ainsi introuvable (ou « Untraceable »).  La situation est devenue plus grave quand le site a commencé à diffuser l’image d’un homme sanguinolent à qui on injectait un anticoagulant.  Fait surprenant, plus il y a de gens qui regardaient le site, plus la quantité d’anticoagulant devenait élevée et donc, dans une certaine mesure, les internautes devenaient de réels participants au crime qui était commis en direct.  Tout d’abord jugée comme un canular, la situation fut finalement prise au sérieux quand le corps de l’homme en question a été retrouvé sans vie, mais le responsable du site ne s’arrêta pas là.  Profitant de sa popularité grandissante, une nouvelle victime vient d’apparaître sur le site et une course contre la montre s’enclenche au FBI pour essayer de trouver le responsable de ces crimes morbides.  Ce qui ne les aide pas, c’est que le site a de plus en plus de visiteurs et les meurtres sont commis avec plus de célérité.

Ce film ne fonctionne pas toujours bien au point de vue de l’enquête comme telle, car il devient un peu difficile de croire que le FBI ne peut pas fermer un site comme ça.  Le travail des cyber enquêteurs y est démontré avec assez de réalisme, mais les raisons invoquées pour expliquer l’empêchement de fermer le site demeurent assez nébuleuses.  Par contre, le film fonctionne beaucoup mieux quand il essaie de dénoncer la déshumanisation de l’Internet.  L’attirance de certaines internautes pour des vidéos tout simplement dégoûtants (meurtre, suicide, torture, accident meurtrier, etc.) existe vraiment et cela ne peut pas s’expliquer par une simple recherche de sensation forte.  Par le biais de l’anonymat, certaines personnes n’hésitent pas à même exprimer leur réel plaisir qu’ils ont à regarder ces vidéos morbides et ce film, en rendant ces internautes participants au crime, démontre assez bien leur indifférence totale envers la victime.

Cela dit, cette dénonciation se retourne un peu contre le film lui-même, car, et il faut bien le mentionner, les scènes de meurtres sont assez réalistes et dégoutantes.  Les producteurs savent très bien qu’ils vont attirer des gens avec ce genre de scènes et d’une certaine manière, ils agissent un peu à l’encontre de ce qu’ils dénoncent.  En ajoutant un peu plus de sobriété dans le propos et en insistant davantage sur cette nouvelle tendance de la communauté Internet, ce film aurait pu mieux démontrer son point de vue en devenant en film plus intellectuel que sensationnel.

Vidéo:
   - 101 minutes - 1080P - Mpeg4 AVC (~25 Mbps) - Ratio 2.40:1

Il s’agit d’un très bon encodage en Mpeg4 AVC.  Il y a beaucoup de scènes sombres ou avec de la pluie, deux choses qui sont assez difficiles à encoder,  mais avec l’utilisation d’un très bon débit, le résultat est tout à fait fluide et précis en même temps.

Audio:
   - Anglais - Dolby TrueHD 5.1 - Compression sans perte
   - Français - Dolby TrueHD 5.1 - Compression sans perte
   - Espagnol - Dolby Digital 5.1 - 448 Kbps
   - Portugais - Dolby Digital 5.1 - 448 Kbps
   - Sous-titre : Anglais, Anglais SDH, français, espagnol et portugais

Sony propose sur ce disque Blu-ray utilise un encodage audio au format Dolby TrueHD 5.1 pour la piste anglaise et pour la piste française.  C’est très rare que l’on retrouve ce genre d’encodage sans perte pour la piste française et c’est certainement une chose que la clientèle francophone va bien apprécier.  La qualité de ces deux pistes est excellente.  Les effets d’ambiance sont très bien rendus, ce qui aide beaucoup à maintenir le suspens dans ce genre de film.

Suppléments: Sony a choisi de mettre beaucoup de suppléments innovateurs sur ce disque Blu-ray.  Tout d’abord, voici les suppléments traditionnels :
   - « Tracking Untraceable : Behind The Scenes » (SD 16:9, 16 Min)
   - « Untraceable : The Personnel Files : Cast & Crew » (SD 16:9, 15 Min)
   - « The Blueprint of Murder : Making-of » (SD 16:9, 14 Min)
   - « The Anatomy of Murder : Make-up Special Effects » (SD 16:9, 6 Min)
   - Audio : Anglais (Dolby Digital 2.0)
   - Sous-titres : Anglais, espagnol et portugais

Il s’agit de très bons reportages qui contiennent plusieurs détails sur la production de ce film.  Beaucoup d’importance a été apportée sur le choix des lieux de tournages (Portland en Oregon) et sur le maquillage des victimes.  Ces quatre suppléments auraient pu être réunis dans un seul reportage, car ils se suivent très bien et ils ont tous la même qualité de production.  Malheureusement, on peut noter l’absence de sous-titre en français.

De plus, on peut également écouter le commentaire du réalisateur, Gregory Hoblit, des producteurs Hawk Koch et Paul Eads, qui a été sous-titré en anglais, en espagnol et en portugais.  Il s’agit d’un bon commentaire et non pas d’un simple montage, car les trois participants ont vraiment été enregistrés en même temps.  Malheureusement, il y a quelques redondances, car une bonne partie des informations avaient déjà été mentionnées dans les suppléments.

Dans les suppléments qui utilisent des fonctions « évoluées » des lecteurs Blu-ray, il y a un montage de différents reportages intitulé « Beyond The Cyber Bureau ».  Ce mégareportage utilise la technique de l’image dans l’image, ce qui lui permet d’être visible en même temps que le film dont il suit le déroulement scène par scène.  Il est également sous-titré en anglais, en espagnol et en portugais.  Malheureusement, il y a deux problèmes majeurs avec cette technique.  Premièrement, l’image du reportage est beaucoup trop petite et on finit souvent par regarder que le film tout en écoutant les commentaires, ce qui le différencie peu d’un commentaire audio, et deuxièmement, le contenu est à 90 % repris dans les suppléments standards et dans le commentaire.  Son utilité est donc un peu discutable.

Dernière nouveauté pour ce disque Blu-ray, il utilise la fonction BD-Live pour accéder à internet.  Cela prend donc un lecteur qui est compatible avec le profil 2.0, ce qui signifie qu’il doit avoir une prise Ethernet et un disque dur pour emmagasiner les téléchargements.  Dans ce cas-ci, cela a vraiment plus l’air d’un simple test, car cette fonction ne permet, pour l’instant, que de télécharger des bandes-annonces.  Ces dernières peuvent être en HD et facilement dépasser les 100 mégaoctets, ce qui peut prendre un certain temps selon notre vitesse de connexion.  Bien sûr, si quelqu’un a déjà une connexion haute-vitesse à la maison, il pouvait déjà voir ces bandes-annonces directement sur Internet, avec la même qualité, et donc, encore une fois, l’utilité de ce genre de supplément peut facilement être remise en question dans sa forme actuelle.

Conclusion: « Untraceable » est un film inégal qui n’a pas peur des sensations fortes, mais qui a au moins le mérite de dénoncer la déshumanisation de notre société par l’entremise de l’Internet.  Cela dit, ce disque Blu-ray retiendra sûrement plus l’attention grâce à ces nombreux suppléments qui sont certainement innovateurs et grâce à la qualité de son encodage vidéo et audio qui est d’excellente qualité.

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Spécifications:
Blu-ray - Region A - Sony
Durée: 101 min
Format: panoramique 2.40:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais et français D TrueHD 5.1, espagnol et portugais DD 5.1
Sous-titres: anglais, français, portugais et espagnol

Notes:
Film: 7/10
Audio: 9,5/10
Vidéo: 9,5/10
Suppléments: 8,5/10
Présentation et spécifications: 8,5/10
Global: 8/10

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The Bucket List - Region A (Disponible chez Amazon.ca)
Aussi disponible en version DVD
Note globale: 8/10

bucketlistbd.jpg(Note: ce texte utilise des parties communes avec la critique DVD d’Alexandra Noël). Tout d’abord, il faut que je mentionne que le producteur et réalisateur de The Bucket List, Rob Reiner (Rumor Has It) a vraiment bien choisi ses acteurs pour cette production éditée chez Warner Bros. Pictures. Jack Nicholson (The Departed) et Morgan Freeman (Gone Baby Gone) n’auraient pas pu jouer leur rôle mieux que ce qui est présenté ici. Jack Nicholson, pour sa part, à eu peur de jouer ce rôle parce qu’il ressemble drôlement à celui de Monsieur Schmidt. Mais définitivement, il est divin! The Bucket List est une comédie qui nous fait prendre conscience que le monde est à notre porté peu importe l’âge que nous avons et surtout qu’il ne faut pas attendre d’être sur notre lit de mort pour faire ce dont on a envie. Ce sont ces deux hommes qui sont à la tête de cette production. Il y a peu de personnages secondaires, et c’est tant mieux. Ils ont beaucoup de discussions relatant de sujets sérieux comme, la maladie et la mort, mais, toujours avec un soupçon d’humour, ça n’y manque pas. L’histoire est bien construite bien que nous attendons un peu trop longtemps pour que l’aventure commence. Une fois enclenchée, nous en voulons toujours plus par contre.

Carter Chambers (Morgan Freeman) était enseignant en philosophie avant de devenir mécaniciens à cause de contraintes familiales. Cet homme, à l’époque où il enseignait, demandait à ces élèves de dresser une “bucket list”. Cette liste était composée de tout ce que ces jeunes aimeraient faire ou n’oserait jamais faire ou même tenter et d’essayer de réaliser ces objectifs avant leur mort. Carter n’appliquant pas cette liste pour lui même se ramasse à 69 ans, à l’hôpital avec un cancer généralisé. Edward Cole (Jack Nicholson) ce multimillionnaire qui ne pense qu’à faire encore plus d’argent, dirige cet hôpital où il s’y trouve lui même aussi pour un cancer généralisé dans la même chambre que Carter. Les deux hommes font connaissance et finissent par dresser une “bucket list”. C’est alors qu’ils partent ainsi à l’aventure partout à travers le monde pour y faire tout ce que vous ne pourriez imaginer faire par deux hommes âgés. Du parachute aux voitures de course, Carter et Edward se lient donc d’amitié et je ne vous dévoile pas la suite!

Audio: cette édition Blu-ray propose “seulement” trois pistes sonores Dolby Digital 5.1, en anglais, français et espagnol, avec des sous-titres dans les mêmes langues. On peut regretter l’absence de formats audio plus poussés.

Vidéo: Malgré une édition haute définition, la qualité vidéo manque légèrement de précision. Certes, l’ensemble est relativement beau, mais reste simple. D’autant plus que de nombreux plans sont avec utilisation de fond vert. L’image est au format panoramique 1.85:1, adapté pour écrans 16/9, avec une résolution de 1080p (film) et 480p (suppléments).

Suppléments: (résolution 480p) “Writing a Bucket List with Screenwriter Justin Zackham”: entrevue avec le producteur et le scénariste qui, pour eux ,The Bucket List à été une partie de plaisir à produire et à écrire même si pour Justin Zackham (scénariste) composer ce scénario n’a pris que deux semaines! Époustouflant, n’est-ce pas? Aussi deux entretiens de Rob Reiner, l’un avec Jack Nicholson et l’autre avec Morgan Freeman. On trouve également un vidéo clip de John Mayer: “Say” ainsi qu’un court documentaire sur le tournage du clip. Enfin, une piste “trivia pop-up” qui fera afficher à l’écran, pendant le film, de petits messages qui en diront un peu plus sur la scène visionnée ou sur les dialogues entendus. Intéressant pour les curieux. Il est dommage que Warner n’aie pas rajouté les scènes supprimées accessibles via les liens présents sur le DVD seulement. Et, fait rare chez Warner, les suppléments ne sont pas sous-titrés.

Conclusion:  The Bucket List est une comédie dramatique interprétée par deux monstres du cinéma américain. Les émotions varient selon les situations. Mais nos deux compères nous donnent un vrai sentiment de liberté vis-à-vis la mort et la maladie. Ils nous démontrent qu’il faut vivre pour ne pas avoir de regrets. Ce long métrage réussira probablement à vous soutirer une larme. Bravo! Cette édition Blu-ray, avec ses quelques suppléments en plus, et une qualité d’image très appréciable, rendra ce voyage encore plus poétique.

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Spécifications:
Blu-ray Region A - Warner Bros
Durée: 97 min
Format: panoramique 1.85:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais, français et espagnol DD 5.1
Sous-titres: anglais, français et espagnol

Notes:
Film: 8/10
Audio: 7/10
Vidéo: 8/10
Suppléments: 8/10
Présentation et spécifications: 7/10
Global: 8/10

© CineTvDVD.com - 2008 - Reproduction totale ou partielle interdite

Youth Without Youth - Région A (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 8/10 - Auteur: Jacques Bourdeau

youthwithout.jpgSony présente un film dont le scénario est centré sur un sujet rarement utilisé. En effet, la philosophie est évitée à ce point que le premier film « Harry Potter » a été renommé de « Philosopher’s Stone » à « Sorcerer’s Stone » pour sa version américaine, en plus d’être tourné en deux versions pour que les personnages ne prononcent même pas « Philosopher’s Stone ». Ainsi, « Youth Without Youth » va certainement à l’encontre de plusieurs.

Le personnage principal, Dominic Matei (Tim Roth), est un professeur en fin de carrière alors que la Seconde Guerre mondiale se prépare. Ses travaux de recherche ont consommé toute sa vie, sans lui permettre d’atteindre son but de découvrir les origines de la langue, de la communication et ainsi, de la conscience. Rendu en fin de vie, ses regrets le désespèrent et il se prépare à tout abandonner.

À son arrivée en Roumanie où il espère rester incognito, Matei est frappé par la foudre. Alors que tous craignent le pire, le phénomène a plutôt un effet multiplicateur sur son cerveau et lui donne des pouvoirs accrus, autant en capacité de mémorisation que d’analyse. Certains pouvoirs spéciaux lui sont aussi fournis, comme celui d’apprendre le contenu d’un livre en ne faisant que souhaiter le connaître.

Ses capacités attirent l’attention de tous, autant des nazis qui souhaitent créer une race de « super homme » que d’autres scientifiques. De plus, Matei croise une fille, Véronica (Alexandra Maria Lara), à qui il semble être arrivé le même phénomène. Les deux travailleront ensemble et tenteront de comprendre ce qui leur arrive tout en cherchant à en bénéficier au maximum.

Vidéo: l’image 2,35:1 est nette et à la hauteur du contenu attendu d’un Blu-ray. Pour rendre plus confus les passages entre le rêve et la réalité, la conscience et l’inconscience, le film applique des rotations à l’image, de 45, 90 ou 180 degrés. L’idée est bonne et certainement originale en plus d’être efficace.

Audio: autant le vidéo est utilisé pour créer de la confusion entre plusieurs concepts, l’audio est aussi mis à profit. Ainsi, les réflexions semi-conscientes voyagent beaucoup d’une caisse de son à l’autre, ajoutant à la confusion créée chez le personnage et reproduite vers l’auditeur. Pour créer ces effets, le disque utilise deux trames Dolby TrueHD 5.1, une française et une anglaise. Bien entendu, un système de son 5.1 est requis profiter de ces effets.

Suppléments: le disque offre deux suppléments en HD. Il s’agit de « Make up of Youth Without Youth » et de « Music of Youth Without Youth ». Le premier dure 18 minutes alors que le second dure 27 minutes. Les informations sont intéressantes, tout en restant communes. Aucune technique de maquillage exceptionnelle ou innovation majeure n’est présentée ici.

Le supplément « Making of Youth Without Youth » est présenté en SD 16:9 et n’a pas été adapté aux écrans larges. Sa durée est limitée à 9 minutes. Ce supplément, comme les deux autres, est limité à une bande stéréo anglaise et dépourvue de sous-titres.

Conclusion: avec « Youth without Youth », Sony prend un pari audacieux. En effet, la philosophie semble repousser plus de gens qu’elle n’en attire. S’il reste une liaison amoureuse et des énigmes dans le scénario, tout cela ne fait que tourner sur la philosophie. Si le sujet intéresse le spectateur, le film sera certainement divertissant. Dans le cas contraire, il vaudra mieux chercher un autre titre. Maintenant que l’auditeur a confirmé son intérêt pour la philosophie, « Youth Without Youth » obtient un 8 sur 10 grâce à un développement intéressant sur le sujet.

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Spécifications:
Blu-ray Région A - Sony
Durée: 125 min
Format: panoramique 2.35:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais et français Dolby TrueHD 5.1
Sous-titres: anglais, français

Notes:
Film: 7,5/10
Audio: 8,5/10
Vidéo: 8/10
Suppléments: 7,5/10
Présentation et spécifications: 7,5/10
Global: 8/10

© CineTvDVD.com - 2008 - Reproduction totale ou partielle interdite

P.S. I Love You - Region A (Disponible chez Amazon.ca)
Aussi disponible: version DVD
Note globale: 7,5/10

psiloveyoubd.jpgIl y a de ces histoires simples qui savent vous mener par le bout du nez, du début à la fin. C’est exactement ce que « P.S. I Love You » vous fera certainement. Avec ce film, Warner nous propose un voyage initiatique dans cette période difficile qu’est le deuil. Mais n’ayez pas peur, l’apitoiement ne fait pas partie du scénario. C’est la version Blu-ray que nous allons critiquer ici.

Nous découvrons Gerry Kennedy (Gerard Butler) et sa femme Holly (Hillary Swank) dans leur quotidien, après neuf ans de mariage. Ce soir, la dispute tourne autour du même sujet : avoir, ou non, un enfant. Ils vivent dans un simple appartement sans ascenseur, sans trop d’argent en poche. Gerry a une petite compagnie de limousines avec son beau-frère, et Holly déteste son emploi d’agent immobilier. Mais l’amour entre ces deux êtres reste le meilleur remède à leurs maux et leur fidélité mutuelle semble impossible à défaire. Pourtant, le drame va frapper et Gerry disparaît, emporté par une tumeur. Malgré l’aide affective de sa mère Patricia (Kathy Bates), de sa sœur Sharon (Gina Gershon), de sa meilleure amie Denise (Lisa Kudrow) et de plusieurs autres, Holly a beaucoup de mal à franchir la ligne, transportant même les cendres de son mari à différents événements.

Puis un jour Holly a une drôle de surprise. Le jour de ses 30 ans, un gâteau mystérieux accompagné d’un dictaphone apparaît parmi ses présents. Au milieu de ses amis proches, elle démarre l’appareil et entend la voix de Gerry, comme s’il était présent. Il lui annonce même qu’elle recevra une lettre de sa part le lendemain. À partir de cet instant, et durant toute une année, Holly va attendre ces manifestations de Gerry, allant même jusqu’à l’emmener jusqu’en Irlande, terre natale de son mari et lieu de leur première rencontre.

Tiré d’une nouvelle d’une jeune auteure irlandaise, Cecelia Ahern, ce film a, selon moi, un atout important : parler d’un sujet grave, sans jamais vraiment tomber dans l’excès de sentiments inutiles. Le réalisateur Richard LaGravenese, qui nous a déjà donné Freedom Writers, avec la même Hillary Swank, et qui a écrit, entre autres, The Bridges of Madison County, n’en ai pas à sa première histoire d’amour. En n’obligeant pas le spectateur à subir des moments non nécessaires (comme la maladie de Gerry) et en permettant de nombreux souvenirs pour Holly, nous restons dans une ambiance de plaisir et moins dans la tristesse. De plus, le voyage en Irlande permet de recoller les morceaux manquants, même si certaines séquences restent un peu nébuleuses. Quant au titre, il s’agit simplement de la signature de chacune des lettres reçues par Holly.

Vidéo: cette édition Blu-ray de « P.S. I Love You » nous apporte une très belle image de New York, mais ce sont les paysages de l’Irlande qui nous marquent plus, et c’est normal. C’est d’ailleurs un des contrastes importants du film, entre la tristesse grisâtre de la grosse pomme et les vallées vertes du pays d’en face. Malgré tout, la qualité générale n’est pas optimale, comme s’il manquait juste une petite touche pour que ce soit parfait. On note ainsi parfois un manque de saturation dans les couleurs, ce qui enlève un petit peu de plaisir visuel. L’image est ici présentée au format panoramique 1.85 :1, à la résolution 1080p et adaptée pour écrans 16/9.

Audio: Warner propose pour ce film trois pistes sonores d’excellente qualité, même si les effets se limitent à des bruits ambiants bien quotidiens. On notera une légère puissance plus marquée dans la piste anglaise en Dolby TryeHD 5.1, mais la française et l’anglaise en Dolby Digital 5.1 sont très nettes, principalement pour les dialogues, ce qui est le plus important ici.

Suppléments: certainement la déception de cette édition, avec à peine quelques broutilles à se mettre sous la dent. Malgré tout, on peut visionner un entretien avec l’auteur, Cecelia Ahern (HD – 8 min), qui nous explique comment est née cette nouvelle. Si, durant la diffusion, le jeu du « snaps » (claquement des doigts) vous a paru bizarre, alors suivez ce petit court métrage (HD – 5 min) qui nous explique les règles du jeu, avec au final un jeu de soirées amicales qui peut avoir son intérêt. Si vous appréciez la chanson thème du générique de fin, alors on peut regarder le clip vidéo (SD – 4 min) de James Blunt avec Same Mistake. Et finalement, quelques scènes supprimées qui n’apportent rien de plus (SD – 12 min). À noter que la plupart des suppléments sont sous-titrés en français.

Conclusion: ne vous laissez pas influencer par la bande-annonce de P.S. I Love You. Ce film est d’une belle intelligence et il fait passer l’un de drames les plus difficiles dans une vie de couple, la mort du conjoint, comme une aventure et une quête moins triste. Malgré tout, on prend plaisir à suivre le cheminement du personnage principal dans cette recherche d’indices, même si on reste lucides sur l’issue. Une bonne comédie dramatique à regarder à deux un soir de pluie!

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Spécifications:
Blu-ray Region A - Warner
Durée: 127 min
Format: panoramique 1.85:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais Dolby TrueHD 5.1, français et espagnol DD 5.1
Sous-titres: anglais, français et espagnol

Notes:
Film: 8/10
Audio: 8,5/10
Vidéo: 7,5/10
Suppléments: 6/10
Présentation et spécifications: 6/10
Global: 7,5/10

© CineTvDVD.com - 2008 - Reproduction totale ou partielle interdite

The Jane Austen Book Club - Regions A, B et C (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 7,5/10 - Auteur: Jacques Bourdeau

janeaustenbcbd.jpgSony présente un film en hommage à Jane Austen, auteure britannique de plusieurs nouvelles des plus réputées. « The Jane Austen Book Club » présente un groupe qui décide de se réunir après la lecture de chacune des oeuvres de Jane Austen pour les discuter.

Les nouvelles parlent beaucoup des relations amoureuses, surtout celles entourant le mariage, et de tout ce qui va avec. Non seulement le contenu des nouvelles est-il discuté par les membres du club, chacun des membres a été pensé en fonction d’un des caractères de Jane Austen. Le scénario présente ainsi autant des discussions sur les sujets que des démonstrations via la vie quotidienne des personnages.

Le club compte une majorité de femmes. Prudie (Emily Blunt), Jocelyn (Maria Bello), Bernadette (Kathy Baker), Sylvia (Amy Brenneman), Allegra (Maggie Grace) sont accompagnées de Grigg (Hugh Dancy), seul homme participant à toutes les discussions du groupe. S’il est certain que l’aspect féminin de la question est abordé plus souvent, les rôles et choix des hommes sont aussi présentés. Malgré cela, ceux-ci sont le plus souvent considérés seuls coupables de tout.

Que ce soit le deuil, le divorce, l’infidélité, la peur de l’engagement ou l’impulsivité, chaque sujet est revu et discuté au sein du groupe. Même si les nouvelles en question ont été écrites il y a près de deux cents ans, leur contenu est certainement plus d’actualité que jamais.

Vidéo: en utilisant un ratio 16:9, Sony utilise la pleine capacité des écrans d’aujourd’hui. Le Blu-ray permet aussi une image très détaillée, même si les réflexions et les discussions priment sur ces images. Le disque présente tout de même des plans spectaculaires, dont un saut en parachute tout en HD.

Audio: plusieurs bandes audio sont disponibles. Les deux principales, l’anglais et le français utilisent le Dolby TrueHD 5.1. L’audio est cependant dans la même situation que le vidéo, à savoir un film orienté sur le fond plus que sur la forme. Ainsi, les trames portugaise, espagnole et thaï ne perdent rien en utilisant un Dolby régulier 5.1 plutôt que le Dolby TrueHD.

Suppléments: « The Jane Austen Book Club » est accompagné par des suppléments nombreux et variés. Il est cependant étrange de voir que ceux-ci sont sous-titrés en chinois, coréen, espagnol, thaï et portugais sans toutefois l’être en anglais ou en français.

Les premiers suppléments sont sous forme de documentaires, complémentaires au film. Ainsi, le premier résume la vie de Jane Austen (The Life au Jane Austen, 22 minutes, SD). Un second documentaire décortique le club présenté dans le film et associe ses membres aux personnages créés par Austen (The Book Club : Deconstructed, 12 minutes, SD). Le troisième supplément se concentre sur la première du film à Los Angeles (Walking the Red Carpet : Los Angeles premiere, 3 minutes, SD).

Les commentaires des acteurs et du personnel de production / réalisation sont aussi disponibles. Ceux-ci peuvent être écoutés en direct pendant le visionnement de la bande vidéo principale. Cependant, pour eux comme pour les documentaires, seuls les sous-titres en langues étrangères sont disponibles.

Les suppléments sont complétés par quelques 7 scènes supprimées, d’une durée moyenne d’une minute chaque, en version panoramique non adaptée pour écran 16/9 et au format SD.

Conclusion: « The Jane Austen Book Club » présente des réflexions et observations sur l’amour et le mariage. Le point de vue est celui d’une femme et il est discuté ici par une majorité de femmes. Ainsi, il est prévisible que le tout rejoigne plus de femmes que d’hommes. En effet, ceux-ci sont souvent représentés avec tous les défauts et responsables de tous les torts. Le film conserve cependant son attrait, car s’il accuse par moment, il pardonne aussi et ramène aux questions qui se posent autant pour les hommes que pour les femmes. Une note moyenne de 7,5 est donc accordée à un film qui, sans décevoir directement, ne présente pas non plus de grandes surprises ou de grands progrès.

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Spécifications:
Blu-ray - Régions A, B et C - Sony
Durée: 105 min
Format: panoramique 1.78:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais et français Dolby TrueHD 5.1, espagnol, portugais et thaï DD 5.1
Sous-titres: anglais, français, espagnol, portugais, chinois, thaï et coréen

Notes:
Film: 7,5/10
Audio: 7/10
Vidéo: 7,5/10
Suppléments: 8,5/10
Présentation et spécifications: 7,5/10
Global: 7,5/10

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Unbreakable - Régions A, B et C (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 8,5/10 - Auteur: Stéphane Vachon

unbreakablebd.jpgAprès le succès-surprise de « The Sixth Sense » (1999), M. Night Shyamalan nous est revenu avec « Unbreakable » (2000).  Mettant toujours en vedette Bruce Willis (Die Hard, The Fifth Element) et avec une bonne partie de la même équipe de tournage, M. Night Shyamalan nous livre un autre film qui nous raconte une histoire empreinte de croyance personnelle.

On fait la rencontre de David Dunn, sobrement interprété par Bruce Willis.  David est un agent de sécurité dans un stade et il mène sa petite vie bien tranquille avec sa femme Audrey (Robin Wright Penn) et son fils Joseph (Spencer Treat Clark).  Pourtant, David est loin d’être heureux, car il a vraiment l’impression qu’il manque quelque chose dans sa vie.  Cette perception est en train de nuire à son mariage et peu à peu, il cherche à s’éloigner de sa famille en cherchant un emploi à l’extérieur.  De retour à la maison par train, David va devenir l’unique survivant d’une catastrophe ferroviaire de grande importance.  Cela va attirer l’attention d’Elijah Price (bien interprété par Samuel L. Jackson) qui va chercher à le rencontrer.  Elijah commence à croire que David est invincible (ou « incassable » – « unbreakable ») et qu’il n’a pas encore découvert sa vraie nature.

Le personnage d’Elijah Price est assez particulier, car il souffre d’ostéogenèse imparfaite, une maladie qui rend ses os extrêmement fragiles et cassants.  Toute sa vie a été parsemée de fractures et d’intenses douleurs.  Il est donc aux antipodes de David qui, au début, ne croit pas du tout à la théorie d’Elijah, mais qui, peu à peu, commence à réaliser certaines choses, dont le fait qu’il n’a jamais été malade de sa vie.  Cette opposition entre les deux personnages du film va se développer tout au long de l’histoire et comme on peut s’y attendre un peu avec un film de M. Night Shyamalan, quelques surprises nous guettent à la fin.

Au départ, on peut dire que cette production cinématographie est très réussie.  Le style bien particulier de Shyamalan, le déroulement volontairement lent de l’histoire, les longs plans filmés avec une seule caméra, l’importance des couleurs, l’excellente musique de James Newton Howard, tout semble nous indiquer qu’on va avoir droit à un grand film, pourtant, on reste un peu sur notre faim.  Ce film cherche à faire un parallèle avec les histoires que l’on retrouve souvent dans les bandes dessinées américaines, mais cela ne fonctionne pas toujours bien.  Bien que cela est fortement réussi côté style, on ne peut pas en dire autant sur le scénario.  Il y a des faiblesses qui ne sont pas tellement expliquées et le côté réaliste qu’on cherche à recréer en prend pour son rhume.

Vidéo: L’encodage vidéo de ce film Blu-ray a été fait en mpeg4 AVC en utilisant un très haut débit et la qualité de cet encodage est tout simplement excellente.  L’image au format 2.35:1 est précise, les couleurs sont vives et bien saturées, les noirs sont très profonds et les scènes d’action sont également très bien rendues.  Il s’agit donc d’un bon exemple de référence HD produit par Disney.  Fait surprenant, il y a une erreur sur la pochette, car le film a bel et bien une durée de 107 minutes et non de seulement 102 minutes comme il y est indiqué.

Audio: L’encodage audio est également bien réussi, car il y a beaucoup de pistes audio, mais on remarque surtout la présence d’une piste anglaise en PCM 5.1 (48 kHz / 24-bit), ce qui signifie qu’elle n’a pas subi de compression.  La qualité de cette piste est tout à fait renversante et la précision des effets d’ambiance est remarquable.  On retrouve également une autre piste anglaise, en version Dolby Digital 5.1 EX cette fois-ci, qui est également de très bonne qualité, de même que quatre autres pistes dans le même format, soit une en français, une en espagnol et deux autres qui ne sont pas indiquées sur la pochette, soit une en portugais et une en langue thaï.  Côté sous-titre, nous sommes très bien servis, car nous avons la possibilité de faire afficher pas moins de neuf différents (anglais, français, espagnol, portugais, chinois, thaï, indonésien, malais et coréen).

Suppléments: Les suppléments de cette édition sont tous de qualité SD, mais ils sont également en format 16:9 et heureusement optimisés pour les téléviseurs à écran panoramique.  On retrouve sept scènes supprimées (28 min) et présentées par M. Night Shyamalan et qui sont, en général, un bon complément au film.  « Behind the Scene » (14 min) nous donne un aperçu sur plusieurs aspects du film (choix des acteurs, costumes, thématique des couleurs, etc.)  « Comic Books and Superheroes » (19 min) nous trace un parallèle entre les personnages du film et ceux des bandes dessinées américaines.  « The Train Station Sequence » (3 min) nous permet de comparer la version en préparation et la version définitive de cette séquence du film.  On peut passer d’une version à l’autre tout simplement en pesant sur la touche « entrée » de notre télécommande.  Finalement avec « Night’s First Fight Sequence » (3 min), nous avons droit, pour notre amusement, à un des tout premiers films de jeunesse de M. Night Shyamalan.  Ces suppléments sont assez bien, mais la présence d’une piste de commentaire du réalisateur aurait été bien appréciée.

Conclusion: Même si « Unbreakable » fonctionne moins bien que « The Sixth Sense », ses qualités cinématographiques sont irréprochables.  Il en est de même pour cette édition Blu-ray qui nous présente une reproduction visuelle et sonore d’excellente qualité.  La piste de commentaire fait cruellement défaut sur cette édition et c’est malheureux, car nous aurions ainsi peut-être mieux apprécié le travail des différents professionnels et artisans qui ont œuvré sur ce film.  Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une très bonne édition Blu-ray de la part de Disney et on ne peut qu’espérer que ce standard de qualité continue.

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Spécifications:
Blu-ray - Régions A, B et C - Disney
Durée: 107 min
Format: panoramique 2.35:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais PCM 5.1, anglais, français et espagnol DD 5.1
Sous-titres: anglais, français et espagnol

Notes:
Film: 7,5/10
Audio: 9,5/10
Vidéo: 9,5/10
Suppléments: 7,5/10
Présentation et spécifications: 9/10
Global: 8,5/10

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27 Dresses - Blu-ray Region A (Disponible sur Amazon.ca)
Note globale: 8,5/10 - Auteur: Jacques Bourdeau

27dresses.jpgAvec la version Blu-ray de « 27 Dresses », Fox présente un film autant comique que critique, autant satisfaisant que surprenant. Avec l’humour et les scènes cocasses aussi présentes que bien conçues, « 27 Dresses » fera rire autant les hommes que les femmes. Pendant ce temps, les réflexions sur les valeurs sociales d’aujourd’hui se suivent en discussion quand ce n’est pas en démonstration. 

Certains éléments du scénario sont prévisibles, ce qui peut enlever à son intérêt. Cependant, ceux-ci sont effectivement livrés par le film et ainsi, il ne déçoit pas les attentes. Il demeure aussi d’autres points qui ne sont pas aussi prévisibles et qui resteront des occasions de surprises.

Le scénario est centré sur Jane (Katherine Heigl) qui, dès son enfance, découvre les plaisirs à créer et partager ce qui, pour plusieurs personnes, est la plus belle journée de leur vie, leur mariage. Elle en fait une carrière et se trouve ainsi impliquée dans toutes sortes de mariages. Alors qu’elle se coupe en quatre pour remplir ses nombreuses fonctions, Jane croise Kevin Doyle (James Marsden), lui aussi un professionnel du mariage. Il travaille cependant à un tout autre niveau et il voit cet événement d’une façon radicalement différente.

Les deux se croisent souvent quand Jane doit planifier pour sa sœur Tess (Malin Akerman) le mariage dont elle rêvait pour elle-même. Pendant ce temps, Kevin documente le tout dans un article. La cérémonie promet d’être la plus spectaculaire qui soit.

Le film propose des réflexions sur l’aspect commercial du mariage alors que celui-ci devrait plutôt être centré sur les sentiments. Dans le même sens, il montre les mensonges que chacun est prêt à faire, à soi-même ou aux autres, pour tenter de mettre la main sur une partie de ce rêve d’amour éternel. Le tout est fait dans un humour propre et amusant qui réussit à ne pas s’étendre plus qu’il ne le faut sur l’un ou l’autre des éléments.

Vidéo: dans sa version Blu-ray, « 27 Dresses » présente plusieurs scènes de qualité exceptionnelle. Des prises de vue aériennes de Central Park à New York en passant par les cérémonies hautes en couleur de plusieurs mariages, la qualité d’image du Blu-ray permet la présentation de superbes plans. Si les plans ne sont pas tous aussi spectaculaires, aucun n’est négligé et la qualité vidéo livrée reste à la hauteur de celle attendue.

Audio: avec un encodage DTS HD 5.1, la bande audio utilise certainement l’une des meilleures technologies qui soient. Il faut hélas mentionner que cette technologie n’est utilisée que pour la version originale du film. La version française est tout de même offerte en version Dolby 5.1 (malgré l’indication de Dolby Surround sur la pochette), ce qui reste certainement suffisant. Élément surprenant à noter, si une version audio en français est disponible, les sous-titres ne sont pas offerts en français.

Suppléments: s’il est bien présent, le matériel supplémentaire n’a malheureusement pas fait l’objet de la même attention que le reste de cette édition. Ainsi, la qualité vidéo varie beaucoup d’un élément à l’autre. Les premiers éléments supplémentaires, « The wedding party » (HD – 15 minutes), « You will never wear that again » (HD – 7 minutes) et « Jane’s World » (HD – 4 minutes) concernent la production et la réalisation du film. Un autre supplément, « The running of the brides » (SD – 5 minutes), est centré sur un événement magasinage auquel participent  plusieurs femmes pour trouver le vêtement de leur rêve à moindre coût.

De brèves scènes supplémentaires sont aussi disponibles bien que non adaptées aux écrans 16:9. Ainsi, « Jane hails a cab » (SD – 30 sec), « Tess bridemaid dresses » (SD – 90 sec) et « The rescue of Gatsby » (SD – 2 minutes) sont toutes réduites à de petites images encadrées de noir.

Conclusion: « 27 Dresses » est une production très bien équilibrée. L’humour y est présent sans ruiner les réflexions. Dans le même sens, le scénario présente tout ce qu’il a montré sans chercher à étirer la sauce de 20 ou 30 minutes inutilement. Avec une qualité audio-vidéo très bonne pour la version originale du film, la note finale est au-dessus de la moyenne, avec un 8,5 bien mérité.

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Spécifications:
Blu-ray Région A - FOX
Durée: 105 min
Format: panoramique 2.40:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais DTS HD 5,1 et français DD 5.1 (erreur sur la pochette pour le français)
Sous-titres: anglais, espagnol, cantonais, mandarin et coréen

Notes:
Film: 9/10
Audio: 8/10
Vidéo: 8,5/10
Suppléments: 8/10
Présentation et spécifications: 8/10
Global: 8,5/10

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Alvin and the Chipmunks - Blu-ray - Région A (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 7/10
Aussi disponible: version DVD

alvinchipmunks.jpgRangez vos arachides, les célèbres petits tamias sont de retour, et cette fois-ci, ils envahissent le monde réel!  Personnages bien ancrés dans la mémoire de pratiquement tous les Américains, les trois animaux animés sont apparus il y a 50 ans, en 1958, sous la pensée créative de Ross Bagdasarian Sr. Et depuis, ce sont des dizaines d’émissions, de séries et de films animés qui se sont succédés. « Alvin and the Chipmunks », que nous propose Fox, est le premier film intégrant le monde réel. Pour l’occasion, ce sera l’édition Blu-ray que nous allons détailler ici.

Dave Seville (Jason Lee) gagne sa vie comme publiciste, mais espère percer plutôt comme compositeur et auteur de chansons. Pour cela, il doit confronter l’irascible Ian Hawke (David Cross), le patron de Jett Records. Un jour où il se fait refuser ses dernières compositions, Dave ramène chez lui, sans le savoir, trois petits écureuils tamias dotés de la parole, Simon (voix légèrement déformée de Justin Long), Alvin et Theodore, mais surtout d’un sens du rythme et du chant inégalé. Après la période de stupéfaction (et pas mal de bouleversements dans la maison), Dave accepte de garder les trois rongeurs, mais à condition qu’ils chantent ses chansons. Même s’ils mettent une pagaille bien rangée dans la vie du pauvre homme, les tamias ont aussi un cœur gros comme ça. Mais leur dévouement associé à la soif de pouvoir de Hawke ne va pas faire bon ménage. Ce dernier utilisera pour lui le succès phénoménal des « Chipmunks » au détriment du pauvre Dave.

Le scénario, calqué sur les nombreuses histoires déjà publiées des trois « chipmunks », reprend donc la rencontre entre eux et Dave Seville, avec une petite mise à jour temporelle. Même si l’histoire est assez conventionnelle, on ne peut bouder notre plaisir de voir ces trois animaux magnifiquement animés et surtout avec une parfaite intégration dans le monde réel. Par contre, et c’est toujours un problème important, l’interaction avec les vrais acteurs n’est pas toujours parfaite et les regards ne pointent pas toujours dans la bonne direction. Par contre, les plus nostalgiques seront certainement contents d’entendre les nouvelles voix très typiques des trois rongeurs, ainsi que les mélodies anciennes et nouvelles, spécialement adaptées pour l’occasion.

Vidéo: cette édition Blu-ray propose une image panoramique au format 1.85 :1, adapté pour les écrans 16/9. Malgré sa résolution de 1080p codée AVC, la qualité souffre un peu de l’encodage à seulement 16 Mbps, ce qui limite un peu la précision. Mais l’ensemble reste très beau malgré tout, surtout les gros plans sur les écureuils.

Audio: pour cette édition en haute définition, Fox propose une piste anglaise en DTS HD Lossless 5.1 et des pistes française et espagnole en Dolby Digital 5.1. Les effets sont alors très bien rendus, autant dans les scènes de rangement forcé dans la cuisine, que dans les nombreuses périodes musicales. Des sous-titres en anglais, espagnol, cantonnais, mandarin et coréen complètent la section audio.

Suppléments: pour un film ayant récolté plus de 215 millions $ US au box-office nord américain, on peut s’étonner de la faiblesse des suppléments contenus dans les éditions vidéo (DVD ou Blu-ray). Dans le premier documentaire « Chip-Chip-Hooray! Chipmunks History » (SD 15 min), Ross Bagdasarian Jr nous propose de nous replonger dans l’histoire de ces personnages créés par son père et d’en voir l’évolution jusqu’à ce film. Puis dans « Hitting the Harmony – Chipmunk Music » (SD 9 min), nous assistons à certains enregistrements musicaux avec les groupes et les artistes, sans oublier les petites manipulations sonores nécessaires.

Il y a plusieurs références amusantes et intéressantes dans ce film, notamment le numéro civique de Dave, le 1958, qui est en fait la date à laquelle les Chipmunks ont été créés. On apprend aussi que le petit piano que Dave utilise dans son appartement est le piano original de Ross Bagdasarian Sr. D’autres passages, un peu plus enfouis, font aussi référence à de récents films, tels que « I Am Legend » et « Die Hard ».

Conclusion: malgré un accueil plutôt froid dans le monde du cinéma, « Alvin and the Chipmunks » a par contre conquis le public, qui en a fait un grand succès pour les fêtes de 2007. D’ailleurs, « Alvin and the Chipmunks Deux » (en anglais dans le texte) est déjà en préparation et devrait sortir en 2009. Les petits écureuils n’y seront plus seuls, les « Chipettes » étant aussi de la distribution. S’il n’apporte finalement rien de bien nouveau dans le genre, ce film est par contre très divertissant et, bien entendu, les boules de poils jouent bien leurs rôles de rassembleurs, surtout dans la jeune communauté.

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Spécifications:
Blu-ray Région A
Durée: 91 min
Format: panoramique 1.85:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais DTS HD 5.1 Lossless, français et espagnol DD 5.1
Sous-titres: anglais, espagnol, mandarin, cantonnais et corréen

Notes:
Film: 6,5/10
Audio: 8,5/10
Vidéo: 8/10
Suppléments: 5/10
Présentation et spécifications: 7/10
Global: 7/10

© CineTvDVD.com - 2008 - Reproduction totale ou partielle interdite

20 Million Miles to Earth - Blu-ray - Régions A, B et C (Disponible chez Amazon.ca)
Note globale: 8/10 - Auteur: Stéphane Vachon

20millionmiles.jpg« 20 Million Miles to Earth » est un des tout premiers films de Ray Harryhausen et maintenant, on a la chance de le voir en édition Blu-ray.  Bien qu’il ne fût pas un acteur bien connu, ni un réalisateur, Ray Harryhausen est peut-être le seul spécialiste des effets spéciaux qui mérite la mention « un film de » sur la pochette.  Véritable pionnier dans ce domaine, il a révolutionné le cinéma en inventant plusieurs techniques de trucage optique, mais il est surtout reconnu comme étant la personne qui a poussé la technique d’animation image par image (« Stop Motion Animation ») à un très haut niveau.  Ce film nous raconte l’histoire d’un vaisseau spatial américain qui revient d’une mission sur la planète Vénus et qui s’écrase en mer, non loin de la Sicile.  À l’insu de tous, une petite masse gélatineuse s’en échappe et de cette masse, une étrange créature, un « Ymir » va finir par en sortir.  Par contre, sous les effets de l’atmosphère terrestre, elle va grandir très rapidement en doublant de taille chaque jour.  Ayant maintenant près de sept mètres, l’Ymir va essayer de se réfugier à Rome, en créant beaucoup d’émoi sur son passage.

La technique d’animation image par image consiste à animer des objets ou des personnages miniatures, en y allant une image à la fois, et en filmant le tout devant une projection d’une scène déjà filmée.  On doit donc prendre un cliché, déplacer légèrement les objets ou les membres des créatures à animer, prendre un autre cliché et ainsi de suite.  Il s’agit donc d’une technique très fastidieuse, car il est difficile de recréer un mouvement image par image pour qu’il nous semble naturel quand il sera joué à la bonne vitesse.  Bien que cette technique existait déjà à l’époque (comme on a pu le voir dans « King Kong (1933) »), M. Harryhausen lui a donné ses lettres de noblesse en l’améliorant de beaucoup, et ce, malgré le fait qu’il exécutait tout le travail de montage, seul, dans son petit atelier.  De plus, il devait travailler activement sur le scénario, dans le but d’indiquer au réalisateur ce qu’il pouvait faire ou non et il devait également assister au tournage des scènes avec des animations afin de guider les acteurs pour qu’ils respectent leurs points de repère.  Avec des films comme celui-ci et « Jason and the Argonauts » (1963), Ray Harryhausen s’est vite rendu compte qu’il ne fallait pas seulement bien créer l’animation, mais qu’il fallait également lui donner une personnalité, une émotion, pour que le tout semble plus crédible, ce qu’il fera à merveille tout au long de sa carrière.

Comme pour presque tous les films de science-fiction des années 50, les grands studios les classaient souvent dans la catégorie « B », c’est-à-dire, la catégorie des films à petit budget.  Avec peu de moyens, il fallait donc tourner les scènes rapidement, engager des acteurs moins connus et utiliser des arrière-plans ou des séquences musicales déjà produits.  Il était donc également hors de question de tourner en couleur, car la pellicule couleur était trop dispendieuse.  En espérant aller chercher un nouveau public et malgré les réticences de M. Harryhausen qui se souvenait avec horreur des tentatives de colorisation des années 80 qui étaient de véritables désastres, on a donc décidé de procéder à la colorisation du film.  Je dois admettre qu’avec les années, la technique s’est grandement améliorée, car il faut oublier ces couleurs trop vives qui débordaient et ces teintes presque irréelles.  On a donc droit à des couleurs qui se tiennent et qui n’essaient pas de nous en mettre plein la vue.  En y allant avec modération, on réussit à avoir un résultat plus crédible, même si, à mon avis, cela a toujours l’air d’un film noir et blanc colorisé.  C’est facile à voir dans les scènes où il y a beaucoup de grain, car la colorisation fonctionne toujours mieux quand l’image est bien claire et définie.  Par contre, M. Harryhausen semblait bien content du résultat et, de plus, on a eu la bonne idée de mettre sur ce disque Blu-ray, les deux versions du film, soit la version originale et la version colorisée, ce qui risque de bien plaire aux amateurs du genre.  En utilisant le bouton « angle » de notre lecteur, on peut même aisément passer d’une version à l’autre.

Vidéo: Pour commencer, on pourrait se demander si cela valait la peine de mettre un film noir et blanc des années 50 sur un disque en format haute définition, mais en regardant le résultat, on doit admettre que oui!  Effectivement, si on compare des scènes en définition standard (qu’on peut apercevoir dans les suppléments) avec leurs équivalentes en HD, la différence est bien surprenante.  Bien sûr, la qualité des scènes même varie beaucoup selon qu’il y a un montage sur une projection arrière ou pas, mais, de manière générale, elle est suffisamment bonne pour être sur un support HD.  De plus, l’encodage en format 1080p de ce film avec un ratio 1.85:1 est très bien réussi, car il faut admettre que le grain du film est, par moment, assez visible et pourtant, l’encodeur s’en sort tout même très bien, que ce soit pour la version colorisée ou pour la version d’origine en noir et blanc.

Audio: Il n’y a que deux pistes audio pour le film principal, ce qui est quand même un peu surprenant pour un disque Blu-ray.  On a droit à une piste anglaise en format Dolby TrueHD 5.1, qui est tout de même bien « nettoyée » et donc assez claire, ainsi qu’une piste espagnole en mono (Dolby Digital 2.0), qui est, elle, assez pauvre.  Heureusement, les sous-titres sont offerts en grand nombre (anglais + CC, chinois, coréen, français, portugais, espagnol et thaï).

Suppléments: Il y a beaucoup de suppléments intéressants sur ce disque Blu-ray, mais ils sont malheureusement tous en définition standard et avec une seule piste audio en anglais (Dolby Digital 2.0) et des sous-titres seulement en espagnol et en portugais.  Tout d’abord, différents artistes et professionnels dans le domaine des effets spéciaux se rappellent leur premier visionnement du film dans « Remembering 20 Million Miles to Earth » (27 min) et comment cela a influencé leur carrière.  Il y a également « The Colorization Process » (11 min) qui nous présente le processus de colorisation du film et comment cette technique s’est améliorée au cours des années.  Dans « Tim Burton Sits Down With Ray Harryhausen » (27 min), Tim Burton rencontre son idole de toujours.  Cette interview est très intéressante et Tim Burton (ayant utilisé les mêmes techniques d’animation image par image pour « Corpse Bride » et « The Nightmare Before Christmas ») n’y cache pas toute l’admiration qu’il porte pour l’œuvre de Ray Harryhausen.  Avec « Interview with Joan Taylor » (17 min), l’actrice se livre au sujet du tournage du film, tout en ne revenant tout simplement pas du fait qu’elle peut toujours parler de ce film après plus de 50 ans.  On a aussi droit à un amusant reportage sur la musique du film dans « David Schecter on Film Music’s Unsung Hero » (23 min) qui nous raconte les conditions de travail du compositeur Mischa Bakaleinikoff qui, même pour un film de série « B », a du composer quelques extraits musicaux souvent repris par la suite.  Également, on retrouve un aperçu des affiches utilisées à l’époque pour faire la promotion de ce film dans « Original Ad Artwork » (18 min) et, de plus, le tout est agrémenté de quelques photos du tournage et d’une présentation en image d’une prochaine BD intitulée « 20 Million Miles More ».  Cela dit, le supplément le plus intéressant est sans contredit la piste de commentaire avec Ray Harryhausen avec deux spécialistes des effets spéciaux d’aujourd’hui, Dennis Muren (« Star Wars I et II ») et Phil Tippet (« Star Wars IV ») ainsi qu’avec le producteur Arnold Kunert.  Malgré ses 87 ans, Ray Harryhausen nous explique bien comment il travaillait et même s’il ne se souvient pas de tous les détails, son commentaire est bien captivant à suivre.

Conclusion: Cette version Blu-ray de « 20 Million Miles to Earth » nous prouve bien que les vieux classiques du cinéma ont tout à fait leur place dans le monde de la haute définition.  Certes, il ne faut pas s’attendre à y voir la même qualité qu’avec une production récente, mais les différences avec la version DVD sont bien réelles et appréciées.   Même s’il s’agit que d’un film de série « B », cette œuvre de Ray Harryhausen est devenue avec les années un véritable film culte qui a inspiré plusieurs créateurs de films à gros budget d’aujourd’hui.

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Spécifications:
Blu-ray - Régions A, B et C
Durée: 87 min (N&B ou colorisé)
Format: panoramique 1.85:1 adapté écrans 16/9
Audio: anglais Dolby TrueHD 5.1, espagnol Dolby mono
Sous-titres: anglais (+ CC), français, espagnol, chinois, coréen, portugais et thaï

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Notes:
Film: 7,5/10
Audio: 7,5/10
Vidéo: 7,5/10
Suppléments: 9/10
Présentation et spécifications: 8/10
Global: 8/10

© CineTvDVD.com - 2008 - Reproduction totale ou partielle interdite

A Clockwork Orange - Blu-ray Région A (Disponible sur Amazon.ca)
Note globale: 9/10 - Auteur: Stéphane Vachon

clockworkorangebd.jpgDe tous les films de Stanley Kubrick « A Clockwork Orange » est sûrement celui qui a fait le plus jaser.  Au début, le bureau de la censure britannique lui avait accordé la cote « X », mais après quelques petits changements mineurs, il a finalement hérité de la cote « 18 », pour « 18 ans et plus seulement », ce qui ne l’a pas empêché d’être retiré de tous les écrans britanniques, après quelques semaines seulement.  Les Anglais ont dû attendre en 1999 pour finalement le retrouver en salle, mais entretemps, beaucoup de copies illégales avaient déjà fait leur bout de chemin, renforçant encore plus son côté « subversif » tel que décrié par certains critiques.

Tiré d’un roman d’Anthony Burgess, l’histoire de ce film se déroule dans un futur relativement près d’aujourd’hui et elle nous raconte les tribulations d’Alex DeLarge, un jeune homme intelligent, mais totalement dénué de toute moralité.  Alex vit de petits vols commis ici et là, mais il prend également un grand plaisir à battre des gens sans raison et à commettre des viols.  De plus, il commet souvent ces actes pour son unique plaisir personnel, sans avoir besoin d’aucune autre motivation.  Une bonne nuit, lors d’un vol qui a mal tourné et pendant lequel il a tué la propriétaire d’un centre de santé, Alex va être trahi par ces comparses et il va finalement être arrêté par la police, puis jugé pour meurtre.  Il héritera d’une peine carcérale de 14 ans.

Ne voulant pas passer toutes ces années en prison, Alex joue « le bon gars » qui redécouvre les enseignements bibliques (même si ce sont plus les passages violents qui l’intéressent) et qui fait tout son possible pour bien paraître.  Ayant attendu parler d’un nouveau procédé qui permet une réinsertion sociale très rapide, il va finalement se débrouiller pour être choisi comme cobaye pour ce nouveau genre de thérapie.  Cette thérapie consiste en plusieurs séances de lavage de cerveau pendant lesquelles Alex est forcé de regarder des scènes violentes (quitte à garder ses paupières ouvertes avec des pinces) tout en prenant des médicaments qui vont finalement créer chez lui, une répulsion totale de tout acte de violence.  Aussitôt qu’il va sentir le besoin de commettre un acte de violence, une forte nausée et une quasi-paralysie vont l’envahir, l’empêchant ainsi de commettre toutes formes de crime.  Curieusement, pendant le traitement, Alex va fortement réagir au fait que la trame sonore contient un extrait fortement dénaturé de la 9e symphonie de Beethoven, son compositeur favori, et il va également devenir, à son grand regret, « allergique » à cet extrait musical.

Cette méthode de lavage de cerveau sera vite décriée par plusieurs intellectuels qui y voient une forme d’affront aux libertés individuelles, mais elle est également considérée par d’autres comme un bon moyen pour désengorger les prisons et finalement régler le problème de violence sociale. Des politiciens vont donc s’en servir pour mousser leur carrière et Alex sera donc finalement remis en liberté après avoir réagi de manière positive au traitement, devenant ainsi une parfaite « Clockwork Orange » (« Orange Mécanique »).  Par contre, il n’est pas au bout de ses peines pour autant, surtout quand il va faire la rencontre de certaines de ces anciennes victimes.

Stanley Kubrick est le genre de réalisateur qui ne fait jamais deux fois le même film.  Fier du succès de « 2001: A Space Odyssey », mais également bien critiqué pour avoir grandement dépassé les budgets avec ce film, il choisit cette fois-ci, une histoire d’apparence plus simpliste, à petit budget, qu’il va pouvoir tourner non loin de chez lui, mais, à la grande surprise de bien des gens, cette histoire de violence teintée d’humour noir est bien différente de son œuvre précédente.  D’ailleurs, dans ce film, Kubrick se révèle être un habile manipulateur qui joue adroitement avec les réactions du spectateur.  Par exemple, la majorité des scènes violentes ont également un côté humoristique (soit par le traitement, la musique, le chant ou par le jeu des acteurs qui est volontairement caricatural) qui peut nous faire sourire, mais quand on se rend compte que l’on est en train de rire pendant une scène où il se passe des actes répugnants, le sentiment qui nous habite se rapproche plus de la culpabilité, ce qui est tout à fait le but de Kubrick.  Ce délicat équilibre entre les émotions est extrêmement bien rendu grâce au jeu de Malcolm McDowell qui personnifie Alex avec une absence de moralité parfaite pour le personnage.  On a bien de la difficulté à s’imaginer quel autre acteur aurait pu faire ce rôle, car McDowell le joue avec un habile mélange d’intelligence, de charme et de folie qui renforce le message de Kubrick.

Dans ce film, Kubrick ne cherche pas du tout à excuser les actions de son personnage principal, au contraire, car, c’est un des points les plus importants à noter et c’est peut-être ce qui dérange le plus.  On a de la difficulté à admettre que notre société finira peut-être par produire un personnage aussi dénué de toute moralité et aujourd’hui, plus de 35 ans plus tard, ce film peut effectivement être vu de manière fort différente.  Les actes de violence, fortement décriés à la sortie du film, sont maintenant beaucoup plus courants dans les productions hollywoodiennes et à la télévision, à un point tel qu’on finit par être un peu trop indifférent à tout ce que l’on voit.  De même, la sexualité est, aujourd’hui, également beaucoup plus exploitée pour attirer du public et elle est en train de devenir une forme d’art à la limite banale, comme on peut le voir dans le film.  Finalement, on n’est peut-être pas si loin du futur, tel qu’il est décrit dans cette œuvre cinématographique avant-gardiste, ce qui est un bien triste constat.  En 1971, quand ce film est sorti, plusieurs journalistes ont rapidement associé des crimes commis par de jeunes voyous au fait que ce film, selon eux,  encourageait ce genre d’acte, ce qui n’était certainement pas le but de Kubrick.  Ce dernier a d’ailleurs reçu des menaces de mort assez sérieuses et c’est finalement Kubrick